Scolyte typographe : il faut entretenir et diversifier les forêts !

Scolyte typographe : il faut entretenir et diversifier les forêts !

D’abord apparu dans l’Est de la France, le coléoptère s’attaque aux forêts de l’Orne. En cause, le réchauffement climatique, mais aussi le mauvais entretien des forêts et la trop faible diversité des espèces d’arbres. Entretenons ! Diversifions nos forêts !

L’ONF prend le sujet très au sérieux. Le scolyte typographe est un petit coléoptère qui s’attaque aux épicéas, mais peut aussi coloniser d’autres résineux (pins sylvestres, pins à crochets, sapins, mélèzes). Il essaime au printemps, lorsque la température dépasse les 20°C pendant trois journées consécutives sans pluie ni gelée la nuit. Une fois fécondées, les femelles creusent des galeries de ponte parallèles aux fibres du bois. Les larves poursuivent le travail, si bien que, se nourrissant du bois, le typographe limite la circulation de la sève. A terme, l’arbre est condamné à mourir.

Les scolytes typographes profitent de la chaleur

Cette espèce de coléoptère est endémique, il est normal de la trouver dans nos contrées. Mais lorsque le climat est chaud, elle peut se répandre comme la peste et sa population exploser. D’abord apparue dans l’Est de la France, notamment dans les Vosges, l’épidémie touche aujourd’hui le département de l’Orne en Normandie. L’hiver a été doux, par conséquent, l’ONF a dénombré plusieurs colonies de typographes dans les forêts domaniales d'Ecouves, d'Andaines, de Gouffern ou de Moulins-Bonsmoulins. C’est un enjeu sanitaire majeur.

Qu'est-ce que le scolyte typographe ?

Ips typographus est une espèce d'insectes coléoptères de la famille des Curculionidae. Son corps est cylindrique allongé de couleur brun rouge, avec des élytres. Il mesure environ 5 mm de long et pond dans l'écorce, ne laissant ainsi aucune trace de galerie dans le bois. C'est le mâle qui initie le système de ponte, après quoi une ou deux femelles le rejoignent, qui déposeront les oeufs dans des encoches, de part et d'autre de la galerie. En hiver, l'insecte se retire soit sous sa forme adulte dans la litière, soit sous la forme de larve, nymphe ou adulte immature dans les galeries sous-corticales. Dans ce dernier cas, la mortalité hivernale peut être importante.

Pour se débarresser des scolytes, il faut soigner les forêts

Comment se débarrasser de cet insecte envahissant qui tue les arbres ? Il n’y a pas d’autre solution que de couper les arbres infestés. Dans les Vosges, ces coupes préventives ont fait chuter le prix du mètre cube de bois de 60€ à 15 ou 20. Seulement, cela ne suffit pas. Car si l’ONF peut agir sur les parcelles dont il a la charge, il n’a pas d’emprise sur les bois privés. Or, dans l’Orne, la forêt privée représente 80% de la surface forestière. On comprend bien que, dans ces conditions, même si tous les efforts sont faits par les agents publics, le coléoptère continuera de se répandre sur les parcelles privées, si les propriétaires ne font rien. C’est là un enjeu majeur en France. Il faut absolument que les propriétaires de forêts s’occupent de leurs bois. Car le typographe colonise mieux les arbres affaiblis, selon le ministère de l’Agriculture. Et il n’est pas possible d’intervenir sur l’état physiologique de l’arbre « lors d’un événement conjoncturel comme un chablis ou une sécheresse. » Il s’agit de faire de la sylviculture préventive. Et pour éviter d’avoir des arbres affaiblis, il faut procéder à des coupes régulières et à l’entretien de ses bois.

Diversifier les essences pour rendre les forêts résilientes

Une autre condition pour stopper les attaques de scolytes typographes, et, de manière plus générale, de toutes espèces invasives, est de multiplier le nombre d’essences d’arbres dans une même forêt. Puisque le coléoptère s’attaque aux résineux, il risque de causer de sérieux dégâts dans une forêt de résineux. Mais si celle-ci est complantée avec des feuillus, les dégâts seront moindres. Comme le déplorait à l’automne dernier le directeur départemental de l’ONF, dans le Jura, « la difficulté c’est que la forêt est peu diversifiée. On a deux espèces, le sapin et l’épicéa, et cela prend beaucoup de temps pour en tester. » Le préfet lui avait alors répondu : « cela mérite peut-être d’avoir un programme de recherche. » En effet, il faut se soucier rapidement de la diversification de nos forêts !

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