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Après le coronavirus, un monde plus vert ?

Après le coronavirus, un monde plus vert ?

Nous savons faire face à l’urgence, la crise due au virus Covid 19 nous le prouve. Alors pourquoi ne pas faire de même pour contrer le réchauffement climatique ? Certes, cela demanderait un effort à plus long terme, mais nous voyons bien que tout cela est lié : changement climatique, menace des espèces, chamboulement de la biodiversité et des écosystèmes. Il faut soigner notre terre et cesser de la polluer, de l’abîmer ; il en va de notre survie, tout autant sinon plus que dans cette crise de Coronavirus.

Les effets concrets du réchauffement climatique

Demain, ce n’est peut-être plus de ce virus que nous souffrirons, mais de la sécheresse, de la montée des eaux, de cyclones ravageurs, de tempêtes plus puissantes que nous avons jamais connues. Et ce ne seront pas de bonnes nouvelles ; pas de bons moments à passer. 
Sous l’effet du réchauffement climatique, les glaces fondent plus que jamais. Au Groenland et en Antarctique, elles disparaissent désormais six fois plus vite que dans les années 1990, affirment les chercheurs. Et ces chiffres illustrent hélas les prévisions du pire des scénarios climatiques envisagés par le Giec. Pour moitié, la fonte des glaces est directement due à l’augmentation de la température de l’air. Or, des records de température ont été enregistrés en Antarctique en février 2020 et on n’avait jamais enregistré de si hautes températures dans les océans qu’en 2019. En février 2020, l’Antarctique a connu une vague de chaleur anormale, qui a atteint, jeudi 6 février, la plus haute température jamais enregistrée : 18,4°C, alors que les températures moyennes en cette saison se situent entre - 28°C et -3°C. La vague de chaleur a duré une semaine, et la Nasa indique que 20 % de l’« accumulation saisonnière de neige de la région à fondu lors de ce seul événement à Eagle Island ». Le manteau de neige a ainsi fondu de 10,6 centimètres entre le 6 et le 11 février 2020.

Plus loin, on nous informe que le réchauffement climatique est en grande partie responsable des incendies qui ont dévasté l’Australie au cours de l’été austral. Il aurait accru le risque d’une telle catastrophe d’environ 80%. Depuis septembre 2019, plus de 11 millions d’hectares de terres australiennes ont brûlé, dont 5,8 millions d’hectares de forêt. Soit 21% de la forêt tempérée australienne, et ces chiffres sont encore sous-évalués. Les dégâts sont dramatiques. 
Ils ont affecté la biodiversité, en provoquant la mort de 1,5 milliard d’animaux, dont beaucoup appartiennent à des espèces menacées, endémiques à l’Australie. Selon un bilan dressé fin janvier par le ministère australien de l’environnement, 327 espèces menacées ont ainsi vu disparaître au moins 10% de leur habitat.
Dramatique aussi, pour son effet sur le climat : en trois mois, les feux ont émis 400 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Australie. Enfin, c’est un drame de santé publique : outre les 34 décès directement liés aux incendies, l’impact de la pollution de l’air, qui ne sera connu que dans quelques années, pourrait être désastreux. Selon une étude publiée en 2016, les incendies qui ont frappé Sumatra et Bornéo en 2015 ont entraîné un surplus de 100 000 décès en Indonésie, en Malaisie et à Singapour.

Le Coronavirus pourrait sauver plus de vies en évitant la pollution que l’infection

Au bout du compte, il faut le dire, le confinement qu’induit la crise du coronavirus pourrait sauver plus de vies en évitant la pollution qu’en évitant l’infection par le virus. Certes, ce n’était pas le premier effet recherché, mais il faut bien se rendre à l’évidence qu’en polluant moins, nous sauvons beaucoup de vies et permettons à la planète de respirer un peu.
« Le confinement pourrait sauver plus de vies grâce à la réduction de la pollution que le virus lui-même n’en menace », a ainsi déclaré François Gemenne, directeur de l’Observatoire Hugo, qui étudie les interactions entre les changements environnementaux, les migrations humaines et la politique.

C’est dire le poids de la pollution, et l’importance de l’écologie. En France, 48 000 personnes meurent chaque année à cause de la pollution atmosphérique, et c’est plus d’un million pour la Chine. Les scientifiques estiment le nombre de décès dûs à la pollution atmosphérique aux États-Unis à plus de 100 000 par an, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime le bilan mondial annuel à 7 millions de morts par les effets de la pollution.
Alors que le bilan mondial d’une pandémie de Covid-19 non maîtrisée reste largement sujet à caution, les projections les plus spectaculaires ayant été publiées évaluent le nombre de décès dans le monde à plusieurs millions au total, ce qui restera très probablement en-deçà du nombre de victimes que fait la pollution chaque année.
« La divergence de nos réactions face à ces menaces divergentes devrait nous inciter à nous demander pourquoi nous réagissons si intensément à une menace moins meurtrière et si faiblement à une autre plus meurtrière », déclare donc M. Gemenne qui ajoute : « Nous vivons une époque fascinante. Ce qui me surprend le plus, c’est que les mesures que nous sommes prêts à prendre pour faire face à ce coronavirus sont beaucoup plus sévères que les mesures que nous serions prêts à prendre pour faire face au changement climatique ou à la pollution atmosphérique. »

Prenons des mesures collectives et individuelles contre le réchauffement climatique

En effet, il y a un rapport au temps qui n’est pas le même. Nous sommes prêts à subir une quarantaine pour éradiquer le coronavirus parce que nous savons, ou pensons savoir, que ce sera temporaire et assez court, mais nous avons beaucoup plus de mal à prendre des mesures restrictives pour freiner le réchauffement climatique. Parce que son effet n’est pas si évident chaque jour, dans notre vie quotidienne. Et parce que nous savons que c’est une lutte très longue que nous avons à mener. 
Cependant, nous pouvons prendre des mesures simples mais efficaces. Que chacun prenne ses responsabilités : ayons un usage sobre et réfléchi des nouvelles technologies. Cessons de changer de smartphone tous les 6 mois ; réfléchissons à notre consommation de données, préférons le wifi à la 4G, les petits écrans aux grands, la basse résolution au 4K, les films en dur plutôt que sur des plateformes de streaming, car ce sont autant de petits gestes qui économisent l’énergie. Pensons à chaque geste quotidien par lequel nous polluons : la voiture, les trajets en avion, la cigarette, le chauffage, nos déchets

La pollution a diminué de 25% en Chine, depuis le début du confinement et la production d’électricité de 18% en Italie. En France, 10 jours après l'application des mesures de confinement, la qualité de l'air s'est nettement améliorée, l'air se serait bonifié de 20 à 30% à Paris, selon Airparif et les émanations d'oxyde d'azote sont en baisse de 60%. Même s'il est encore trop tôt pour mesurer l’effet réel du confinement sur les émissions de gaz à effet de serre sur le long terme, nous constatons qu'une moindre activité a un effet quasi immédiat. 
Nous n’allons pas arrêter de vivre, de produire et de consommer, certes. Mais cette crise peut nous permettre de réfléchir ; de nous remettre en question ; d’envisager un monde plus conscient de ses limites ; d’être plus mesurés. Nous ne pouvons pas attendre que les catastrophes sanitaires ou écologiques nous stoppent, ce n'est pas cela la liberté. La liberté des hommes, c’est de faire en conscience ce qu’ils doivent faire, c’est de se montrer adultes, donc responsables, intelligents, pertinents. 

Il est venu, le temps de la sobriété heureuse. Il est venu, le temps de regarder les choses en face. Le réchauffement climatique est en cours, nous ne pouvons plus fermer les yeux. Agissons, chacun à notre mesure.
 

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