Biodiversité, vers une sixième grande extinction ?

Biodiversité, vers une sixième grande extinction ?

La question n’est pas d’être alarmiste mais de prendre la mesure du phénomène : 30% des espèces animales sont menacées en France.

C’est ce qu’assure le directeur du comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Sébastien Moncorps. En sept ans, ce sont 130 listes rouges d’espèces menacées qui ont vu le jour dans les régions françaises. Celles-ci prennent en compte animaux, plantes et champignons. Ainsi, l’UICN nous informe que « les libellules sont menacées à hauteur de 11 à 31 %, les mammifères de 12 à 24 % et la flore vasculaire de 9 à 29 % selon les territoires ». Les plus menacés sont les oiseaux nicheurs, « pour 26 à 44 % d’entre eux suivant les régions. »

La biodiversité ne fait que se dégrader en France. Selon une étude allemande, en trente ans, près de 80% des insectes volants ont disparu en Europe. Et cela nous menace plus directement que la fin des ours polaires ou des pandas, bien que celles-ci soient plus spectaculaires. C’est tout doucement que la vie s’éteint, presque imperceptiblement. « Les changements climatiques brutaux nous alarment sur le climat parce qu'on voit les tsunamis, les glissements de terrain. Mais l'extinction d'une espèce d'insectes peut passer inaperçue », dit Nicolas Hulot.

Il est temps d’agir !

Justement, la Fête de la nature se tient cette année du 23 au 27 mai sur le thème de « voir l’invisible ». Une occasion, peut-être, de se rappeler que l’invisible est ce qui meut notre monde visible, sensible. « L’essentiel est invisible pour les yeux », nous connaissons la phrase de Saint-Exupéry, elle prend aujourd’hui un sens bien particulier.

Nicolas Hulot était récemment à Marseille pour lancer son plan pour la biodiversité. Il y a annoncé la tenue, en 2020, du Congrès mondial de la nature. Et rappelé la vérité d’une planète qui s’éteint non pas peu à peu, mais très rapidement. « Si nous ne faisons rien, 30% à 40% [des espèces] pourraient avoir disparu en 2050 », nous a prévenus le patron de la Transition écologique. Et de nous rappeler qu’en Chine, déjà, des ouvrières agricoles sont obligées de « polliniser des champs à la main parce que les abeilles ont disparu. » Des ambitions, le ministre en a assurément : « Rendre les berges aux rivières, les haies et les barrières de corail à la nature. » Mais aussi créer de nouveaux parcs nationaux, comme par exemple en Bourgogne, celui des « feuillus de plaine ». L'ancien animateur d'Ushuaïa Nature forme aussi le voeu pieu que nous arrivions à nous passer totalement du plastique,  que nous réduisions les pesticides et que nous puissions « sanctuariser les terres agricoles qui stockent le carbone ».

L’Etat ne peut pas tout

C’est à chacun de prendre conscience de cet état de fait et de faire attention à ce qu’il fait, ce qu’il consomme, ce qu’il jette, ce qu’il pollue ou détruit. « Le déclin mondial des grandes espèces (ours, éléphants, singes...) est un avertissement avant toute crise d’extinction massive. Lors de la dernière grande extinction, ce sont les grands dinosaures herbivores qui ont disparu les premiers », nous rappelle Jean-Dominique Lebreton, écologue spécialiste de la démographie animale et membre de l’Académie des sciences. Nous ne rappellerons jamais assez l’importance qu’ont les plantes et les arbres dans l’équilibre du monde.

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