Gros-bec casse-noyaux, un oiseau de nos forêts !

Amateur de fruits à noyaux et à pépins, le Gros-bec casse-noyaux vit principalement dans les forêts de feuillus, même s’il ne dédaigne pas les conifères.


Coordinatrice Marketing Junior
Gros-bec casse-noyaux, un oiseau de nos forêts !

Amateur de fruits à noyaux et à pépins, ce gros passereau vit principalement dans les forêts de feuillus, même s’il ne dédaigne pas les conifères. Vivant dans les forêts fermées, à la cime des arbres, l’oiseau farouche et discret est difficile à observer, d’autant plus qu’il n’est pas de ces espèces qui se multiplient aisément, comme le pinson.

Caractéristiques du Grosbec casse-noyaux

Coccothraustes coccothraustes accepte la double orthographe de son nom : Grosbec casse-noyaux ou Gros-bec casse-noyaux, ce qui est bien la moindre des choses quand on porte un nom latin aussi long et imprononçable. On aurait toutefois tort de se fier à son patronyme scientifique un peu pédant : ce Gros-bec n’est pas du genre à se mettre en avant et à roucouler pour faire le fier. Il serait plutôt un petit animal discret. Petit ? A échelle d’homme sans doute, mais pas à échelle d’oiseau forestier !
Membre de l’honorable guilde des Fringillidés (fringilles dans le langage courant), c’est un passereau de taille moyenne qui mesure de 16 à 18 cm de longueur pour un poids de 70 à 80 grammes. Grosse tête, queue courte et bec massif de forme triangulaire, noir bleuté au printemps, jaunâtre à l’automne, il porte une bavette noire au menton, davantage par souci d’esthétique que de propreté. 
Partisan de l’égalité entre les sexes, on ne remarque pas de dimorphisme entre le mâle et la femelle, ce qui ne facilite pas leur reconnaissance. 

Gros-bec casse-noyaux apprécie les fruits et les forêts de chênes

Cet oiseau forestier apprécie surtout les forêts de feuillus, notamment les chênaies, à l’Ouest de son aire de répartition, tandis qu’à l’Est, on peut croiser Monsieur et Madame Gros-bec aussi bien dans les forêts mixtes que dans les forêts de conifères, les pinèdes et les genévraies. Ils vont même parfois jusqu’à coloniser les jardins, les parcs publics, les vergers, cohabitant avec les êtres humains, mais toujours de loin - on ne mélange pas les torchons avec les serviettes. 
Il s’installe là où les graines abondent, car sieur Grosbec Casse-noyaux est, comme son nom l’indique, un amateur de noyaux de fruits et de pépins : cerises, merises, graines d’arbres et d’arbrisseaux mais aussi bourgeons. Rien ne résiste à son gros bec puissant, pas même les noyaux de cerises dont il fait des miettes qu’il avale goulûment, dédaignant la chair de ces fruits juteux. 
En vrac, Grosbec se nourrit des pépins du merisier, du prunier, du prunellier, de l’aubépine, du houx et du sorbier, des faînes du hêtre et des glands du chêne. Il est également grand amateur de graines de tournesol mais quand il en a assez de faire claquer son bec sur les fruits et les graines solides, il entreprend de mâchouiller tranquillement les samares des érables, des charmes et puis des frênes qui lui sont un repos pour le bec.
Pour ces raisons, le gîte de la famille Gros-bec casse-noyaux (quel nom, tout de même !) change en fonction de son couvert : ils aiment résider à portée de pitance. Aimant d’ordinaire se poster au sommet des arbres, hors de portée des prédateurs, fuyant les espaces découverts et se réfugiant discrètement dans les bois touffus sous la haute futaie, à la fin de l’été, on peut toutefois - promeneur très discret - les apercevoir fouillant l’humus, remuant les feuilles mortes sous les arbres à baies où notre Gros-bec casse-noyaux cherche ses pépites d’or : les pépins et noyaux de fruits délaissés par les étourneaux, les merles ou les grives. Que dis-je notre Gros-bec casse-noyaux ! Ils sont alors toute une famille où s’égayent tous les perdreaux de l’année ! Enfin, tous les nouveaux-nés du printemps, ceux de la dernière pluie, à peine éclos de l'œuf, et qui répètent, docilement, les gestes séculaires de papa, maman. 
Ce n’est finalement pas si difficile d’éduquer des petits Grosbec casse-noyaux ! Enfin, pour peu que la progéniture ait échappé aux prédateurs ordinaires : autour des palombes et épervier d’Europe, chats sauvages et domestiques…

La reproduction du Gros-bec casse-noyaux

Mais Monsieur et Madame Gros-bec casse-noyaux, comment font-ils leur petits Gros-bec casse-noyaux, justement ? Eh bien, à peu près comme tout le monde. Enfin, comme tous les oiseaux. A la fin de l’hiver, Monsieur, attifé de ses plus beaux atours, parade devant Madame ou future Madame, ou Mademoiselle, enfin cela dépend qui voudra bien de lui. Pour peu que sa danse en séduise une (il se place alors ailes pendantes, corps horizontal basculant alternativement de gauche à droite, que l’on pourrait croire posture de soumission mais que ses cris ponctuels démentent, et, ce qui nous rassure alors, c’est que l’homme n’est pas le seul à être ridicule quand il parade), alors il l’emmène et la garde pour toute la saison. A cette occasion, il offre aussi de la nourriture directement dans le bec de la jouvencelle, paraissant tout à fait gentleman, pourtant trahi par une forme d’empressement et de grande nervosité. 
Et puis, ça y est, les autres prétendants ont été déboutés, Mademoiselle, enfin bientôt Madame, a accepté ses hommages. Il va être l’heure pour Monsieur Gros-bec casse-noyaux de sortir son petit oiseau… heu, pardon, d’envoyer Madame faire le nid. 
Oui, car une fois séduite, c’est elle qui fait le boulot. Décidément, il reste un peu de chemin à ce gros piaf un peu lourdaud pour parvenir à une parfaite égalité des sexes ! C’est tout de même lui qui décide où sera installé le nid. Et pour cela, montrant l’exemple à sa douce femelle, il installe quelques brindilles, dans un arbre, généralement à plus de trois mètres de haut (on n’est jamais trop prudent). Une fois qu’il a composé l’assise du nid, de forme assez plate, à l’aide de brindilles entrelacées, il laisse le soin à Madame de le finir et de le décorer. Il ne faudrait tout de même pas qu’il s’épuise à la tâche ! Celle-ci le garnit joliment de radicelles. 

Au printemps naissent les petits Gros-bec casse-noyaux

Nous sommes au mois de mai ou juin, selon le climat, et Madame vient de déposer sa couvée : entre 2 et 7 œufs, suivant la fécondité du couple. Elle les couvera de dix à quatorze jours, au cours desquels Monsieur Gros-bec casse-noyaux ne chômera pas : c’est lui qui nourrit Madame. Après quoi, ils nourriront de conserve leurs petits d’insectes, principalement de chenilles, faisant les affaires des arbres qui en profitent pour conserver leurs feuilles. 
A peine âgés de 12 à 13 jours, les petits prennent leur envol, mais demeurent sous la protection de leurs géniteurs pendant une quinzaine et puis, pfuuitt, c’est l’émancipation. Ils ont à peine un mois qu’ils prennent leur indépendance, ils n’auront pas plumé leurs parents par leurs caprices adolescents. Les Gros-bec casse-noyaux fondent alors des groupes pluri-familiaux, car l’union fait la force. Si bien qu’une étude menée en Hollande a montré que les trois quarts des œufs donnaient des oiseaux viables ! Un franc succès pour le Gros-bec casse-noyaux, quand on sait la sélection qui fait rage dans la nature. 
Ainsi l’oiseau n’est-il pas sur la liste des espèces menacées, et c’est notamment parce que la biodiversité est bien préservée dans nos forêts !
 

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