31 août 2020

Le niveau de la mer pourrait monter d’un mètre d’ici à 2100

La couche de glace perdue au cours des 25 dernières années est telle que l’on craint que le niveau mondial des océans croisse d’1 mètre à la fin du siècle.

Agathe Hitzel
Agathe HitzelChargée de partenariats entreprises
Le niveau de la mer pourrait monter d’un mètre d’ici à 2100

La fonte accélérée de la calotte glaciaire due au réchauffement climatique est très inquiétante. Dans une étude publiée par la revue “The Cryosphere”, des scientifiques britanniques donnent des chiffres alarmants. La couche de glace que la Terre a perdue au cours des vingt-cinq dernières années est inimaginable, si bien que l’on craint que le niveau mondial des océans augmente d’un mètre d’ici à la fin du siècle. L’étude n’a toutefois pas encore été évaluée par les pairs, mais c’est quoi qu’il en soit un signal d’alarme qu’on ne peut ignorer.

28 000 milliards de tonnes de glace fondues en 23 ans

Le chiffre avancé par l’étude scientifique qu’a relayée The Guardian est si considérable que l’on peine à se représenter ce qu’il peut signifier. Ainsi, pour en donner un point de comparaison, il suffit de s’imaginer que toute la glace qui a fondu entre 1994 et 2017 permettrait de couvrir l’entièreté du Royaume-Uni d’une épaisseur d’eau gelée de 100 mètres. Un scénario digne d’un roman de science-fiction, et pourtant ce n’est pas mourir de froid sous la banquise que nous devons craindre, mais au contraire de connaître des vagues de chaleur de plus en plus épaisses et régulières. Car, sans calotte glaciaire au Pôle nord, les rayons du soleil sont bien moins réfléchis et la couleur sombre que laisse apparaître la roche sous la glace absorbe bien davantage la chaleur que la blancheur de la neige. 

Une étude scientifique qui fait froid dans le dos

A en croire les scientifiques, l’élévation du niveau de la mer pourrait atteindre un mètre d’ici à la fin du siècle, ce qui est pire que le pire des scénarios envisagés par les experts du Giec, lesquels estimaient dans leur dernier rapport qu’elle pourrait atteindre de 43 à 84 cm.
La nouveauté de cette étude publiée par un groupe de chercheurs des universités de Leeds et d'Edimbourg, et de l'University College London, vient de la combinaison de relevés satellites et de modèles numériques. Par ailleurs, alors que la plupart des études se focalisent en général sur le Groenland ou l’Antarctique, ils ont à la fois analysé les régions polaires et la disparition des glaciers de montagne. 
Toutes ces données recueillies accouchent du chiffre époustouflant de 28 000 milliards de tonnes de glace fondue sur l’ensemble de la surface de la Terre en 23 ans. 60% de la glace perdue provient de l’hémisphère nord, et 40% de l’hémisphère sud. Et malheureusement, le processus n’est pas en train de s’inverser, il serait bien plutôt en pleine accélération. 

Une fonte des glaces due au changement climatique

Nul ne doute que l’immense majorité de la glace perdue sur Terre soit une conséquence directe du réchauffement de la température de l’air. Rien qu’en 2012, la chaleur a été telle en Arctique que la quasi-totalité de la surface de la calotte glaciaire du Groenland s'est transformée en neige fondue, si bien que cette année-là le niveau de la mer a augmenté de plus d'un millimètre. Les scientifiques ont ainsi constaté que la fonte était plus rapide que l’augmentation des températures de l’air. 
Dans le cadre d’une étude précédente, il a été démontré que la fonte de la glace et le ruissellement ont commencé de croître lorsque les les premiers changements climatiques causés par l'Homme ont frappé l'Arctique, au milieu du 19e siècle. Et c’est au cours des deux dernières décennies que tout s’est accéléré, l’intensité de la fonte ayant été multipliée par six par rapport à ce qui avait cours avant la révolution industrielle. Ces calculs ont été rendus possibles par l’étude de carottes de glace prélevées en plusieurs endroits du monde. 

Une effrayante montée des eaux 

Si l’on en croit la dernière étude publiée par les chercheurs britanniques, c’est d’un mètre que pourrait monter le niveau des océans d’ici à 2100. Que ferons-nous, alors que les scénarios les plus pessimistes du Giec envisageaient déjà d’immenses mouvements de population et de grands drames humanitaires avec une montée des eaux deux fois moindre ?
Il est incontestable que cette fonte accélérée de la glace tant aux pôles que sur les glaciers, qui sont la plus grande réserve d’eau douce du monde, soit due à l’accumulation des gaz à effet de serre que notre mode de vie rejette avec une constance accrue depuis des siècles. 
Que faut-il faire ? Changer notre manière de vivre, de consommer, de produire des déchets et des appareils technologiques à obsolescence programmée et dont nous n’avons, souvent, pas un besoin vital. Entre le superflu et le nécessaire, le choix doit être fait, rapidement. Ce n’est pas une question de frustration mais d’apprentissage d’une vie plus sobre, fixée sur l’essentiel. Observer la nature et comment croissent les arbres donne une idée assez précise de la force qui s’acquiert par la patience et des efforts opiniâtres. Tâchons d’être nous aussi des arbres qui transforment la pollution au lieu de la produire et qui rendent le monde habitable. 
 

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