29 mars 2023

(Ré)agir après la publication du nouveau rapport du GIEC

Le 6e rapport du GIEC insiste sur l’urgence d’une action conjuguée des Etats et de la société civile pour freiner les effets des dérèglements climatiques.

Suzanne Sinniger
Suzanne SinnigerChargée de communication
(Ré)agir après la publication du nouveau rapport du GIEC

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié son sixième rapport dont nous présentons ici le résumé et une série de solutions que nous encourageons et mettons déjà en œuvre, forts du développement de nos Solutions Fondées sur la Nature.
Après un état actuel des lieux et des grandes tendances en matière de changement climatique, les experts du GIEC se sont attelés à calculer les changements climatiques à venir, enfin les risques qu’ils font peser sur notre Terre et les actions concrètes que nous pouvons déployer à court, moyen et long terme pour éviter les catastrophes naturelles.

Dérèglements climatiques : état du monde actuel et tendances

La hausse des températures se poursuit

Le sixième rapport du GIEC nous informe que la température à la surface du globe atteint pour la période 2011-2020 une moyenne d’1,1°C de plus qu’entre 1850 et 1900. Les températures ont davantage augmenté à la surface de la terre que dans les océans et leur augmentation a été, au cours des 50 dernières années, supérieure à toute autre période comparable lors des deux derniers millénaires. La concentration de CO2 dans l’atmosphère était plus forte en 2019 qu’à aucun autre moment au cours des 2 derniers millions d’années, de même pour ce qui concerne le méthane et le protoxyde d’azote pour les 800 000 dernières années. 
Par ailleurs, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) continuent d’augmenter et les efforts consentis sur les réductions par les sociétés humaines demeurent bien en-deçà de l’accroissement causé par les activités industrielles, les transports, l’agriculture, la construction…
La part de ces émissions est très inégale dans le monde et les pays en voie de développement ont bien moins contribué aux émissions mondiales de GES que les pays dits développés. Ce sont pourtant eux qui sont, très souvent, les premiers affectés par les modifications climatiques en cours. A ce jour, estime le GIEC, de 3,3 à 3,6 milliards de personnes vivent dans des zones géographiques du monde très largement soumises aux événements climatiques

Les écosystèmes naturels sont endommagés

La hausse des températures entraîne fatalement la disparition massive d’espèces de toutes sortes (faune, flore, champignons…). Les modifications climatiques rapides et brutales pourraient avoir diverses conséquences graves pour les sociétés humaines

  • résilience d’écosystèmes de substitution qui ne sont pas ceux que nous souhaiterions favoriser : par exemple lorsque des algues viennent supplanter des coraux.
  • Mise en place de boucles de rétroaction positives : par exemple la fonte de la calotte glaciaire au Groenland entraînant un surplus d’émissions de CO2 entraînant lui-même un réchauffement qui accroît la fonte, etc. 
  • Disparition d’espèces affectant un écosystème de manière irréversible.
  • In fine, pour les êtres humains, de plus grandes difficultés pour les cultures, un air plus toxique, moins d’eau douce, des cataclysmes climatiques à répétition, de vastes mouvements de population, des guerres…
  • Hausse de la mortalité mondiale et du développement des maladies déjà accrues par les dérèglements climatiques en cours.
  • Déstabilisation des économies nationales et mondiale.

L’investissement financier mondial n’est pas à la hauteur de la cause

Les niveaux actuels des ressources financières dédiées au climat sont très insuffisants et encore largement dépassés par les flux de financement des énergies fossiles. Le GIEC relève un engagement encore trop faible de la société civile et de la finance privée pour limiter l’impact des dérèglements climatiques. Les fonds alloués à la recherche scientifique et au développement de mesures favorables aux écosystèmes devraient être développés. 
A ce jour, remarquent les experts, la finance dédiée à l’adaptation de la société aux enjeux climatiques provient essentiellement de sources publiques et est en grande partie dévolue à l’atténuation de ses effets, non pas à l’adaptation du monde à ce qui l’attend. 
Il est donc souhaitable que les entreprises et le public s’engagent à leur tour

Changement climatique à venir, risques et réponses à long terme

Continuer d’émettre des GES entraînera inéluctablement une augmentation des températures planétaires, avec, dans le meilleur des cas, une hausse d’1,5°C au début des années 2030. Par ailleurs, chaque augmentation, même minime, intensifiera les risques multiples et simultanés. 
A contrario, des réductions fortes, rapides et durables des émissions de gaz à effet de serre conduiraient à un ralentissement perceptible du réchauffement climatique en l’espace de deux décennies environ. La qualité de l’air en serait très largement bénéficiaire et nous constaterions vite des changements positifs dans la composition de l’atmosphère. L’air que nous respirerions serait plus pur. Cela, assez rapidement. 

Emissions de GES par pays

Quelles réponses immédiates apporter ?

L’urgence est que le grand public prenne conscience de cette problématique, surtout dans les pays les plus émetteurs (Amérique du Nord, Europe, Chine, Inde, Russie, Japon, Arabie Saoudite…) et des actions à mettre en place pour freiner les dérèglements climatiques. Surtout à court terme. Ainsi, une baisse radicale, rapide et soutenue des émissions et une mise en œuvre accélérée des mesures d’adaptation au cours de cette décennie permettraient de réduire les pertes et les dommages que l’on est en droit de craindre pour les sociétés humaines et les écosystèmes naturels. Cela permettrait aussi de nombreux avantages connexes en particulier pour la qualité de l’air et la santé. 
La trajectoire actuellement prise par les politiques mises en oeuvre à travers le monde nous dirige toutefois vers un réchauffement qui devrait dépasser les +2°C à la fin du siècle, si bien que, pour la première fois, la sobriété est mise en avant dans un rapport de synthèse comme l’une des solutions pour atteindre la neutralité carbone.
Il faut que tous, nous ayons bien en tête que changer notre mode de vie pour baisser nos émissions de GES sera un gain pour notre vie. Un gain pour notre santé parce que nous diminuerons les menaces physiques qui planent au-dessus de nos têtes mais aussi un gain moral parce que nous allégerons le poids que ces menaces font peser sur nous et parce que nous avons la possibilité de sortir de la dépendance à une consommation effrénée et de retrouver du temps pour mieux vivre, plus lentement et en meilleure harmonie avec la nature.

Position et solutions d’EcoTree pour répondre à l’alerte du GIEC

L’écologie incitative, joyeuse et bénéfique à toutes les parties est précisément l’ADN d’EcoTree. Loin d’une écologie punitive que nous avons toujours cherché à éviter et contredire, nous proposons des solutions réalistes, immédiates, et à la portée de tous pour endiguer des bouleversements climatiques qui semblent inéluctables, à la fatalité desquels nous n’apportons pourtant aucun crédit. Nous sommes persuadés qu’il n’est pas trop tard pour faire bien. Qu’il ne faut toutefois pas attendre. C’est pourquoi nous proposons aux particuliers et aux entreprises de contribuer à des solutions pérennes de séquestration des GES et de réhabilitation de la biodiversité, qui trouvent un écho que nous souhaitons amplifier dans toute l’Europe. 

Nous proposons d’abord un calcul de l’empreinte carbone des entreprises et des particuliers, qui est le premier pas vers une prise de conscience de son impact. Puis, nous accompagnons les entreprises dans la mise en place d’actions concrètes pour réduire leurs postes de dépenses énergétiques au maximum. Après quoi, nous envisageons des projets de séquestration des émissions résiduelles ainsi que des projets de réhabilitation de la biodiversité, attendu que la perte de la diversité du vivant est un enjeu encore plus crucial que celui du réchauffement climatique. (Le premier peut, jusqu’à un certain point, être inversé, tandis que la disparition d’une espèce ne peut être annulée et qu’elle entraîne ipso facto des réactions en chaîne.)
Les Solutions Fondées sur la Nature que nous développons répondent au cahier des charges de l’UICN et sont donc à même de répondre à des défis sociétaux locaux et globaux. 

Notre programme repose ainsi sur quatre piliers : s’informer, réduire, éviter et contribuer. C’est pourquoi nous apportons une attention toute particulière à la pédagogie, à la communication et l’information envers le grand public et nos parties prenantes, puis au travail d’accompagnement des entreprises dans leurs mesures de réduction et évitement avant de leur soumettre un projet de contribution. 

Grâce aux solutions que nous développons, chacun peut agir à sa mesure, selon les possibilités de ses finances et compte-tenu de son impact écologique. Soutenir la gestion durable des forêts est une solution de long terme qui peut être entreprise immédiatement et qui a des effets positifs même à court terme. 

Nous ne refusons de travailler avec aucune entreprise tant que sa volonté répond aux exigences que nous nous sommes fixées car nous ne sommes pas là pour prêcher l’écologie à ceux qui la pratiquent déjà. Enfin, nous sommes vigilants quant à la désinformation ou aux fausses bonnes mesures qui pourraient être envisagées. Notre meilleur allié pour permettre à la nature de nous être profitable reste la nature. Nous savons ainsi que la plus hightech des technologies c’est elle !

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