15 janv. 5

Comment le secteur du transport routier peut-il réduire son impact carbone ?

Le secteur du transport routier prend des mesures pour diminuer la baisse de ses émissions de gaz à effet de serre et contribuer aux Solutions fondées sur la nature.

Suzanne Sinniger
Suzanne SinnigerChargée de communication
Comment le secteur du transport routier peut-il réduire son impact carbone ?

Responsable d’une part importante des émissions de gaz à effet de serre de la France, le secteur du transport routier est soucieux de réduire son impact carbone afin d’atteindre les objectifs de neutralité carbone d’ici à 2050. Quelle est sa part dans les émissions de GES nationales, comment agit-il pour la réduire et dans quelle mesure EcoTree peut-elle l’y aider ?

Quel est le bilan carbone du secteur du transport routier ?

Le secteur du transport routier concerne le transport de marchandises et de voyageurs, c’est-à-dire les poids lourds, les bus et les cars. Pris dans sa totalité, le secteur des transports (tous modes et toutes utilités confondus) est le premier émetteur français : 136 Mt CO2 eq., soit 31% de l’inventaire national de Gaz à Effet de Serre (GES).
En 2019, les poids lourds (bus et cars compris) représentaient 2% du parc français de véhicules. Comme le relève le rapport gouvernemental sur le sujet, “le poids des émissions des poids lourds, rapportés à la circulation (km parcourus par les véhicules) est plus important que celui des voitures particulières. Les poids lourds représentent 5 % de la circulation contre 76 % pour les voitures particulières et les deux roues.” En 2019, les poids lourds (bus et cars compris) avaient émis 30,5 Mt CO2 eq, représentant 22% des émissions du secteur des transports contre 19% pour les véhicules légers.

D’ici à 2030, la baisse des émissions de GES constatée dans le secteur entre 2005 et 2015 (-0,6%) doit être quadruplée

Tandis que les émissions nationales de GES ont diminué de 20% entre 1990 et 2019, celles du transport routier ont augmenté de 11%, mais elles sont stables depuis 2009, grâce à l’arrivée des bio-carburants et au renouvellement du parc. Entre 1990 et 2018, la quantité de marchandises transportées a augmenté de 30% de tonnes par kilomètre, si bien que le transport routier de marchandises a augmenté de 56% au cours de cette période. 
D’ici à 2030, la baisse des émissions de GES constatée dans le secteur entre 2005 et 2015 (-0,6%) doit être quadruplée, afin de répondre aux critères de la deuxième version de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) inscrite dans la loi du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat. Son objectif est d’atteindre la neutralité carbone, soit l’équilibre entre les émissions et les absorptions anthropiques. 

Le secteur du transport routier, fortement concerné par la nécessité de réduire ses émissions de GES, a pris des mesures et consenti d’importants efforts

Les actions déjà mises en place par le secteur du transport routier 

D’ores et déjà, le secteur du transport routier, fortement concerné par la nécessité de réduire ses émissions de GES, a pris des mesures et consenti d’importants efforts. Depuis 2020, l’Ademe, le ministère de la Transition écologique et les organisations professionnelles du secteur du transport routier de personnes décernent des labels “Objectif CO2” aux sociétés de transport les plus vertueuses. Ce label atteste le haut niveau de performance énergétique et environnementale des sociétés qui y postulent et l’obtiennent. Il est déployé dans le cadre du programme EVE (Engagements volontaires pour l’Environnement - Transport et Logistique) que portent l’Ademe et les organisations professionnelles du secteur. Il prouve l’engagement des entreprises dans la réduction de leur impact énergétique et environnemental.  
De son côté, la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) a dévoilé en mars 2022 un label ESG “Transport et Logistique Responsables” destiné aux entreprises du secteur
Ces deux exemples montrent combien le secteur est soucieux de progresser. Il se heurte toutefois à certains freins techniques.

En 2019, 34% des transports de marchandises en France étaient effectués par des véhicules routiers étrangers

Des alternatives qui peinent à se développer 

Si le secteur du transport routier est encore si émetteur, c’est que les alternatives peinent à se développer (transport fluvial ou fret ferroviaire) et qu’une grande partie des émissions de GES nationales du secteur est due au transport international qui transite par la France. En 2019, 34% des transports de marchandises en France étaient effectués par des véhicules routiers étrangers. 
Les freins techniques, quant à eux, concernent l'approvisionnement en biocarburants (dont l’arrivée avait permis, entre 2005 et 2009 une réduction des émissions de GES) et l’absence de solution électrique. Aujourd’hui, le développement des bio ou agro-carburants fait face à de nombreux freins. Quant au tout électrique, il n’est probablement pas souhaitable et difficilement applicable techniquement pour le transport routier. Le secteur doit ainsi composer avec nombre de freins et tâcher de trouver des alternatives afin de réduire son impact carbone.

Les Solutions fondées sur la nature proposées par EcoTree sont intéressantes pour le secteur

Solutions fondées sur la nature : des alternatives de choix

C’est alors que les Solutions fondées sur la nature proposées par EcoTree sont intéressantes pour le secteur. Contribuer de manière active à la création et à la préservation de puits de carbone (forêts, tourbières, zones humides…) est le meilleur moyen pour les transporteurs d'œuvrer à la capture d’une partie, voire de la totalité du CO2 émis par leur activité. 
Et puisque la pollution engendrée par les émissions des véhicules met en danger la nature dans sa diversité, les entreprises du secteur du transport routier peuvent financer les projets de soutien à la biodiversité qu’entreprend EcoTree : plantation de jachère fleurie pour les pollinisateurs, préservation d'îlots de sénescence, création d'un écrin de biodiversité, restauration d'une zone humide

EcoTree partenaire de la FNTV

EcoTree a ainsi noué un partenariat avec la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV) afin d’aider le secteur des autocars dans sa stratégie de décarbonation. Consciente du temps qu’il faudra à la filière pour terminer sa transition énergétique, la fédération “a décidé de prolonger l’action de la profession en faveur de l’environnement en participant à la gestion durable des forêts françaises avec EcoTree. Cette démarche permet de réduire l’impact de nos activités et de contribuer à l’entretien de puits de carbone naturels.”
Elle propose désormais aux 1300 entreprises adhérentes de s’engager à financer la plantation et l’entretien d’arbres dans des forêts sous couvert continu, autrement appelées forêts durables. Les arbres emmagasinent naturellement du CO2 pour croître, contribuant par là à diminuer le réchauffement climatique et aidant au développement d’une riche biodiversité. 

EcoTree accompagne déjà plus de 1500 entreprises dans tous les secteurs en veillant à cerner au plus près la problématique de chacune afin de l’aider à trouver la meilleure Solution fondée sur la nature pour que son action soit vertueuse. N’hésitez pas à nous contacter, nous sommes à l’écoute de chaque entreprise du secteur du transport routier.
 

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