Pour Mallorie Sia, PDG d’OVO Energy France, nous pouvons tous agir pour la planète

“Chacun à son échelle peut agir pour la planète”, estime Mallorie Sia, PDG d'OVO Energy France

Marie Malgras

Responsable de la communication BtoB
Pour Mallorie Sia, PDG d’OVO Energy France, nous pouvons tous agir pour la planète

Entreprise engagée dans la transition écologique, OVO Energy France fournit de l’électricité 100% verte et 100% française. L’entreprise contribue à l’essor des forêts françaises et à la préservation de notre patrimoine naturel et soutient également le défi sportif et écologique du jeune aventurier Arthur Germain qui a choisi de descendre la Seine à la nage. Entretien avec Mallorie Sia, PDG d’OVO Energy France.

Pouvez-vous nous présenter OVO Energy France ?

Mallorie Sia : OVO Energy France est un fournisseur d’électricité verte, c’est-à-dire que nous participons au développement d’une électricité 100% verte et surtout 100% made in France. Notre objectif est d’accompagner les Français dans leur parcours de transition énergétique. Et bien sûr, le choix de son fournisseur d’électricité est une démarche importante. Notre histoire a débuté en Angleterre puisque OVO Energy est une licorne anglaise, et aujourd’hui, nous sommes présents dans quatre pays (Australie, Espagne, Grande-Bretagne et France) pour pas moins de 5 millions de clients. Et notre expansion continue ! Mais nous ne faisons pas que fournir de l’électricité verte. Notre maison mère OVO Energy a aussi développé des outils connectés pour nous permettre d’accompagner nos clients dans leur transition écologique. Et nous pourrons, dans un avenir que nous espérons proche, proposer ces nouvelles technologies vertes aux clients français. Je pense par exemple à des thermostats que l’on connecte aux radiateurs : l'application détecte lorsqu’il n’y a personne dans le logement et envoie une notification sur le smartphone de l’utilisateur pour lui proposer de baisser la température. 
Nous avons aussi une application pour nos clients qui leur permet de déclarer leur manière de consommer tant à la maison que dans le cadre de leur travail, nous permettant de leur donner des conseils personnalisés pour les aider à réduire leur empreinte carbone. 
Nous sommes également pionniers sur les chargeurs de véhicules électriques intelligents. Cela permet de charger le véhicule au moment où le réseau est le moins congestionné et le prix le plus bas. Ainsi, non seulement nos clients font des économies sur leur facture mais l’énergie qui continue d’affluer dans le véhicule une fois qu’il est chargé est renvoyée et revendue dans le réseau.

Cette électricité que vous fournissez, vous ne la produisez pas ?

M.S. : La production de l'énergie et sa fourniture sont deux métiers bien distincts. Le nôtre est de la fournir en rendant l'énergie verte rapidement accessible aux Français. C’était notre priorité, c’est fait. Mais nous regardons de près pour nous rapprocher de producteurs locaux. Aujourd’hui, une quarantaine de fournisseurs d’électricité sont disponibles. Les fournisseurs historiques ont encore la majorité des parts de marché mais ne vendent pas forcément de l’électricité verte, contrairement à nous. Ils peuvent aussi être producteurs d’électricité - en France il s’agit surtout d’électricité issue de barrages hydroélectriques, de panneaux photovoltaïques, de centrales nucléaires ou de parcs éoliens. Les transporteurs et les distributeurs sont les deux autres maillons de la chaîne au bout de laquelle interviennent les fournisseurs qui sont en contact direct avec les clients. C’est ce que nous faisons, et c’est ce qui nous permet de choisir quelle électricité nous souhaitons fournir.

Qu’entendez-vous par la fourniture d’énergie verte ?

M.S. : L’électricité verte provient de sources d’énergies naturelles et inépuisables. Il s’agit de l’électricité conçue par la force hydraulique, par celle du soleil avec les panneaux photOVOltaïques, ou par l’énergie du vent grâce aux éoliennes. Il y a deux ans, 100% de l’électricité que nous fournissions venait de l’hydraulique, et désormais nous achetons un mélange de ces trois sources, avec une majorité d’électricité d’origine hydraulique. Chaque kilowattheure consommé par nos clients est réinjecté dans le réseau en énergie renouvelable, via des garanties d’origine. 

Nous sommes aujourd’hui dans une urgence climatique qui se ressent chaque jour.

Vous fournissez de l’énergie d’origine 100% renouvelable. En quoi un partenariat avec EcoTree était-il important ?

M.S. : Nous sommes aujourd’hui dans une urgence climatique qui se ressent chaque jour. La Commission européenne a mis en place des règles en se fixant un objectif : atteindre la neutralité carbone à tous les pays d’ici à 2050. Chacun à son échelle, à son rythme, doit faire des efforts. Et chaque action compte ! Les citoyens, de leur côté, mettent également en place des actions, et nous pouvons tous jouer notre rôle dans la transition écologique. Nous ne devons pas tout attendre des pouvoirs publics, c’est pourquoi nous essayons de montrer l’exemple, en fournissant de l’électricité verte et en allant encore plus loin : en soutenant la plantation et l’entretien d’arbres par EcoTree. Les forêts sont un puits de carbone naturel et donc l’un des moyens de freiner le réchauffement climatique, de la même manière que trouver des sources d’énergie qui ne soient pas carbonées en est un. 
Le groupe OVO Energy agit de même en Grande-Bretagne, en soutenant des forêts locales. Le développement durable est un impératif du groupe. Avec la OVO Foundation, nous intervenons notamment au Kenya pour sensibiliser la jeunesse à l’importance de la biodiversité

Vous avez à ce jour financé 30 000 arbres dans la forêt de Ploërdut. Quelle est la prochaine étape ?

M.S. : D’ici à 2022, nous aurons financé la plantation et l’entretien de 60 000 arbres. Le principe est pour nous d’acheter un arbre pour chacun de nos clients, afin de lui permettre de le planter virtuellement lui-même. C’est surtout une manière de les sensibiliser au soin qu’il est nécessaire d’apporter à la nature en général et à nos forêts en particulier. Ainsi, chaque client d’OVO Energy France devient propriétaire d’un arbre dans une forêt d’EcoTree, en l'occurrence celle de Ploërdut en Bretagne.

Chacun, à son échelle, doit être mobilisé afin de lutter contre le réchauffement climatique.

Vous soutenez le projet du jeune Arthur Germain qui descend la Seine à la nage sur 780 km pour sensibiliser le grand public à l’écologie. Comment l’accompagnez-vous concrètement ? 

M.S. : Comme je vous le disais, chacun, à son échelle, doit être mobilisé afin de lutter contre le réchauffement climatique. Avec EcoTree, nous discutons de la capacité des forêts à stocker du carbone. Avec Arthur Germain, de la qualité de l’eau de la Seine et des fleuves qui polluent ensuite nos océans. A travers ce challenge sportif, il veut mettre en lumière la nécessaire préservation de nos rivières et de leurs écosystèmes. Il photographie la beauté des paysages mais aussi les déchets qu’il rencontre sur son parcours. C’est un beau message qu’il transmet, à tout juste 19 ans. Il veut simplement nous dire qu’il nous faut prendre soin de notre nature. A défaut de changer de fournisseur d’électricité, on peut déjà s’abstenir de jeter dans la nature sa canette de soda ou son mégot de cigarette.
Par ailleurs, à chaque kilomètre parcouru par Arthur, nous finançons la plantation de deux arbres, ce qui devrait aboutir à l’entretien de 1800 arbres. Car, outre ceux qu’il contribue à planter en nageant, il peut également, au gré de ses envies, offrir des arbres dans une forêt d’EcoTree aux personnes qui lui donneront un peu d’eau potable ou lui prêteront un bout de terrain pour bivouaquer. C’est un très beau message qu’il transmet de cette manière !

Qu’est-ce qui vous a particulièrement touchée dans l’aventure d’Arthur Germain ?

M.S. : En découvrant son challenge, j’ai tout de suite compris qu’il véhiculait des valeurs très importantes pour moi. J’ai fait beaucoup de sport dans la nature, au cours de ma vie, ce qui est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous avons noué ce partenariat avec EcoTree. Mon père est vice-champion d’Europe de karaté ! Le dépassement de soi, la pugnacité, les valeurs sportives sont des choses qui me touchent particulièrement. De mon côté, j’ai participé à plusieurs trails en montagne. J’ai aimé y courir et traverser des forêts, en dépit de la douleur physique. Le sport mêlé à la nature, c’est pour moi quelque chose d’essentiel. 

L’important est que chacun y mette du sien.

A titre personnel, Mallorie, quelles sont les actions que vous mettez en place dans votre vie quotidienne pour participer à la protection de la nature ?

M.S. : Avant d’arriver chez OVO Energy, j’étais déjà sensible à cette cause, mais depuis que j’y suis, ma sensibilité envers la nature s’est accrue. Étant au cœur du sujet, nous y sommes encore plus attentifs. Les éco gestes que j’ai mis en place sont assez simples. Je prends mon vélo dès que je le peux. J’ai toujours un sac sur moi pour faire mes courses. J’ai une gourde qui m’évite d’acheter des bouteilles en plastique. Je ne laisse pas couler l’eau en faisant la vaisselle. Je prends le train à la place de l’avion, je baisse le chauffage quand je ne suis pas à la maison… Ce sont des réflexes qui me coûtent assez peu d’effort et qui s’inscrivent tout naturellement dans mon quotidien, mais qui me permettent de mettre en branle ma transition énergétique. Chacun va à son rythme. L’important est que chacun y mette du sien. Ainsi, notre impact positif sera prégnant !

Et qu’avez-vous mis en place dans l’entreprise pour aller dans ce sens ?

M.S. : Nous sommes en train de changer de bureau et nous sommes très attentifs à ce que nous allons mettre en place. Nous allons nous fournir en énergie chez OVO, bien entendu, et nous allons remplacer les ampoules par des LED. Nous allons mettre en place des poubelles de tri. Nous avons eu un long débat sur la climatisation. Faut-il en installer une ou non ? La clim pollue beaucoup, donc nous n'installerons que des ventilateurs. Vous voyez, nous sommes nous aussi en transition. 
Nous nous posons aussi la question de la pertinence de mettre le chauffage en marche quand nous pouvons l’éviter. Chaque geste est important. Si on veut accompagner les Français dans leur transition, nous nous devons de montrer la voie.