Erwan et Benoît participent au Raid Ultramarin en Bretagne

Erwan et Benoît, deux amoureux de la nature et du dépassement de soi, courront 100 km à travers la Bretagne.

Melchior Quennec

Chargé de marketing
Erwan et Benoît participent au Raid Ultramarin en Bretagne

Nos deux Bretons Erwan et Benoît courront 100 km dans le golfe du Morbihan les 2 et 3 juillet en portant fièrement les couleurs d’EcoTree. Accompagnés de deux amis, ils feront cet effort pour la beauté des paysages et pour marquer leur engagement de chaque instant en faveur de la nature. Entretien avec deux amateurs de belles choses, qui aiment se dépasser.

Vous allez participer à un trail, de quoi s’agit-il ?

Benoît : Cela fait plusieurs années que nous avons pris l’habitude de courir. Erwan court depuis 2013, et je l’ai rejoint en 2016 lors d’une course de 87 km, après quoi nous avons couru plusieurs fois en liant cela à des actions de financement d’associations ou de projets qui nous tenaient à cœur. Cette année, nous avons décidé de participer à une course de 100 km dans le Golfe du Morbihan qui a du sens pour nous, parce que nous aimons notre Bretagne et ses paysages. 
L’Ultra Marin Raid auquel nous allons participer nous fera longer la côte d’abord à l’intérieur du Golfe avant de nous faire couper par les terres de la Pointe de Saint-Jacques jusqu’à la pointe du Duer. Puis nous longerons de nouveau la mer dans le Golfe avant de tourner autour de la Réserve naturelle des Marais de Séné et de rejoindre Vannes. Si nous courons, Erwan et moi, c’est avant tout parce que nous sommes des amoureux de la nature. C’est pour elle que nous sommes prêts à faire cet effort. Ce n’est pas par hasard que je travaille aujourd’hui chez EcoTree et ce n’est pas par hasard qu’Erwan a eu l’idée de cette entreprise : c’est parce que la nature dans toute sa diversité nous tient à cœur !

Erwan : Pendant notre périple, nous allons traverser des zones boisées, et nous ne serons pas très loin de la Trinité-Langonnet où nous sommes en train de mettre en place un très beau projet de réhabilitation d’une zone humide, d’une ripisylve et d’une forêt. Nous courons pour la nature, mais nous courons surtout parce que la nature est belle et que c’est un immense plaisir d’être au milieu d’elle. 

C’est ce que vous cherchez dans cette course ?

Erwan : Il me semble que ce genre de course est aussi une belle métaphore de l’entrepreneuriat, pour plusieurs raisons. D’abord, parce que c’est une course de fond qui demande une très grande résilience. Il faut être capable de durer longtemps pour ne pas abandonner avant la fin, ce qui est aussi le cas dans l’aventure entrepreneuriale. Et qui est, si je pousse la métaphore, ce que nous cherchons à transmettre à nos forêts pour qu’elles résistent aux bouleversements climatiques. Constamment, quand on mène une entreprise, nous devons faire face à des imprévus. Dans une course de 12 à 13 heures, c’est la même chose. Il faut être très résilient et, dans le même temps, focalisé sur l’objectif qui est de finir la course. Mais il faut aussi être capable de prendre en compte de nombreux aléas : ce peut être l’orage qui apporte soudain pluie et vent, ou à l’inverse une forte chaleur et un manque d’eau. C’est une gestion de l’alimentation et de l’hydratation qu’il faut faire intelligemment. En réalité, nous sommes un peu comme des arbres, qui prennent ce qui leur vient sans pouvoir le contrôler. 
C’est pourquoi il me semble qu’il y a de nombreuses analogies entre la course au long cours et l’aventure entrepreneuriale mais également avec ce que vivent nos forêts aujourd’hui.
En se lançant dans cette course, on ne sait absolument pas comment on va arriver au bout ni dans quel état, mais ce qui peut permettre d’y arriver, c’est la préparation physique et mentale. Il faut être capable de voir la course en prenant du recul et de la hauteur, en oubliant les épreuves de l’instant. Il faut une vision à long terme. 

Benoît : Je rejoins Erwan sur la résilience nécessaire pour aller au bout de cette course qui demande un réel dépassement de soi. Il faut gérer son alimentation mais aussi son énergie. La force mentale est très importante. Quand on a l’impression d’avoir déjà tout donné et qu’il s’agit d’aller encore plus loin, c’est la finalité seule qui permet d'y arriver. 
Lors de ma première course, je ne pouvais plus rien avaler de sucré et il me restait 20 km à courir. C’est à ce moment que la force mentale est essentielle mais aussi le soutien des autres. La course n’est pas vraiment un sport individuel, elle demande un véritable esprit d’équipe. Courir à plusieurs, c’est se soutenir l’un l’autre quand, chacun son tour, nous sommes en difficulté. C’est exactement ce qui peut se passer dans une entreprise. Je me suis lancé une fois seul dans un ultratrail, et j’ai abandonné avant la fin. 

C’est donc vraiment important d’être plusieurs à courir ?

Erwan : Oui et c’est pourquoi nous serons quatre amis à participer à l’ultratrail cette année. Quand nous courons à plusieurs, la psychologie est très importante. C’est un peu ce qui se joue chez EcoTree, où il n’y a de réussite que lorsque tout le monde joue le jeu. Comme dans une équipe de rugby, chacun est essentiel à sa place. Courir en équipe fait saisir combien nous avons besoin l’un de l’autre. Il est évident que je n’aurais jamais terminé la course de 177 km que nous avons faite il y a trois ans si Benoît ne m’y avait pas entraîné, puis qu’il ne m’avait pas soutenu jusqu’au bout. 
Dans la course à pied, il y a forcément des passages à vide, des moments de lassitude et de difficulté, mais c’est toujours une histoire de vases communicants : quand on n’est pas bien, le partenaire nous soutient, et inversement. 

Benoît : Je pense que nous serons un millier à courir cette année, et dans ce genre de course, chacun soutient l’autre, même s’il ne le connaît pas. Quand on croise une personne en difficulté, on s’efforce d’avoir un mot gentil, motivant, un conseil ou de faire une blague pour l’aider à reprendre la route avec légèreté. Nous sommes tous embarqués dans la même galère (rires) ! C’est pourquoi il y a une véritable entraide.