18 déc. 2019

Changement climatique : la forêt normande s’adapte

Publique et privée, la forêt normande doit s’adapter sous l’effet du réchauffement climatique.

Benoît Moreau
Benoît MoreauResponsable Bretagne & Loire-Atlantique
Changement climatique : la forêt normande s’adapte

Publique et privée, la forêt normande s’étend sur près de 420 000 hectares, recouvrant 14% de la surface totale de la région. Sous l’effet du réchauffement climatique, elle doit s’adapter. Car elle compte parmi les forêts les plus productives du territoire national. L’enjeu est donc environnemental et économique.

L’été 2019 a été très chaud et très sec. Le 25 juillet, on a relevé des températures de plus de 41°C à l’ombre, à Boss, en Normandie. Une température extraordinaire pour la Normandie, mais aussi symptomatique du réchauffement climatique en cours. Les forêts, qui n’y sont pas habituées, ont souffert. Propriétaires privés et publics en prennent conscience, il faut adapter les forêts aux chaleurs excessives qui risquent d’être récurrentes.

Des forêts normandes majoritairement privées

78% des plus de 400 000 hectares de forêts normandes appartiennent à des propriétaires privés, ce qui est un peu plus que la moyenne nationale. En effet, si les trois quarts des forêts de France sont privées, c’est particulièrement à l’Ouest du pays qu’elles se situent, ce qui est un héritage historique.

La forêt normande privée est répartie entre 90 000 propriétaires, qui prennent conscience des effets du réchauffement climatique sur leurs arbres, ainsi que sur les haies, dont il a été recensé un linéaire d’environ 130 000 km. Avec l’aide des ingénieurs du Centre Régional de la propriété Forestière de Normandie (CRPF), un diagnostic de la situation a été établi.

Quelles mesures prendre face au changement climatique ?

Pour faire face au déficit pluviométrique, plusieurs solutions se présentent aux propriétaires forestiers. Il leur revient soit d’éclaircir le massif forestier, en coupant certains arbres pour permettre aux autres de pousser. Soit de couper la totalité et de replanter des essences moins gourmandes en eau. Soit encore, de diversifier les plantations pour permettre une exploitation de la forêt en plusieurs temps. La dernière mesure nous semble la plus appropriée, car la diversité est toujours source de plus de richesse, de résilience et de capacité à faire face aux dangers dans une forêt.

A ce jour, la forêt normande se compose de 82% de feuillus, dont une majorité de chênes (44%) et un cinquième de hêtres (21%). Ces essences risquent de souffrir, particulièrement les hêtres et certaines variétés de chênes qui ont plus besoin d’eau que d’autres, des sécheresses répétées. Pour ce qui concerne les résineux, nous avons actuellement 43% de douglas. Or, cette espèce, qui est très rentable économiquement, est très sensible aux sécheresses exceptionnelles.

Il faut préserver la forêt normande

Les forêts normandes produisent 2,7 millions de m3 de bois par an, ce qui les place parmi les plus productives du territoire national. Des mesures doivent être prises pour les protéger du dépérissement que l’on a déjà noté dans certains territoires, car la sécheresse rend les arbres plus vulnérables.

De nombreuses essences d’arbres sont ainsi la proie de parasites et de nuisibles, comme le scolyte typographe, qui s’en prend aux épicéas. « À la faveur d’un automne 2018 exceptionnellement chaud et d’un hiver sans grand froid, l’apparition de nombreux foyers de scolytes à partir d’août de 2018, particulièrement dans le Nord-Est de la France, s’est poursuivie », écrit le Centre Régional de la Propriété Forestière de Normandie (CNPF). Mais il faut aussi surmonter les attaques des chenilles processionnaires du chêne et du pin, du Phytophthora ramorum, et de la chalarose du frêne. Autant de dangers que les forestiers et les sylviculteurs doivent anticiper pour préserver les forêts normandes.

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