Richard Powers : son roman sur les arbres

Richard Powers : son roman sur les arbres

Il y a eu le livre à succès de Peter Wohlleben, "La vie secrète des arbres", dont un film a été tiré. En septembre 2018, est aussi paru le roman de Richard Powers, "L’Arbre-monde", qui s’intéresse aux liens unissant étroitement les arbres aux hommes, la Nature à l’Homme. Que peut dire un écrivain de notre rapport aux arbres, aujourd’hui ?

Richard Powers n’est pas le premier venu. L’écrivain américain compte déjà une œuvre de grande qualité, largement admirée à travers le monde. De Trois fermiers s’en vont au bal à La chambre aux échos et jusqu’à L’Arbre-monde désormais, Richard Powers s’est imposé comme l’un des plus importants écrivains américains de l’époque. Esprit scientifique, autant que littéraire, comme Michel Houellebecq, il n’a cessé d’explorer les relations entre les sciences, la technologie et les arts. Né dans l’Illinois et professeur à Stanford, il ne peut être insensible aux rapports entre le monde post-moderne et la nature. Les Etats-Unis ont produit, depuis plus d’un siècle, les technologies les plus avancées, la société de consommation la plus effrénée et les écrivains les plus sensibles aux rapports entre les techniques de pointe et la protection de la nature ; entre la civilisation et l’état sauvage. Songeons à Jack London, à Herman Melville, à Henry Thoreau, par exemple.

Un roman dont les arbres sont les héros

Ce sont les arbres menacés par la volonté de destruction humaine qui sont les véritables héros de ce roman foisonnant. Tous les personnages finissent par se mettre au service de la cause des arbres. Roman militant alors ? Beaucoup plus que cela, car Powers est un véritable écrivain, ayant le sens de la nuance et du questionnement. Il explique que c’est lors d’une marche faite dans les montagnes de Santa-Cruz qui dominent la Silicon Valley qu’il a pris conscience du rôle qu’avaient les arbres dans le monde, et de leur destruction dont l’espèce humaine se rendait coupable. Là, les forêts de séquoias ont autrefois servi à bâtir San Francisco. Là, il est tombé sur un « rescapé », un arbre énorme, cinq ou six fois plus gros qu’une baleine bleue, dit-il, que les bûcherons avaient, pour une raison ou une autre, épargné. Un arbre qui était peut-être aussi vieux que Jésus, ajoute-t-il.

Il a pris conscience que tout ce qui s’agitait dans cette vallée de la technologie avait été rendu possible grâce aux arbres qui la dominèrent, dont il ne demeure que quelques spécimens. Lesquels continuent d’être abattus. De cela, il tirerait le sujet de son roman. Powers a découvert les capacités étonnantes des arbres, que Peter Wohlleben a largement popularisées, depuis : leur mode de communication souterrain et aérien ; leur manière de se protéger et de se prévenir les uns les autres… Il a pris conscience que nous avions beaucoup à apprendre d’eux et que leur destin était lié au nôtre.

Nous avons toujours vécu dans un « âge du bois »

Puisque les arbres ont rendu possible notre civilisation et notre développement, nous avons toujours vécu dans un âge du bois. C’est ainsi que l’écrivain voit les choses. Loin d’être pessimiste, il estime que nous pouvons prendre exemple sur les forêts pour adapter notre mode de vie aux conditions climatiques nouvelles ; que nous devons aussi prendre conscience que nous vivons dans un monde aux ressources finies. Sans quoi, nous courons au suicide.

Nous ne devons pas opposer nature et technologie, c’est ce que veut nous faire comprendre l’écrivain, car chaque avancée technologique nous permet aussi de mieux comprendre la nature et d’adapter notre comportement pour la préserver – et préserver notre avenir. Le développement de l’informatique nous permet de prévoir le réchauffement climatique, la montée des eaux qui l’accompagnera, les sécheresses qui risquent de se succéder. Bref, nous dépendons tous des nouvelles technologies, qui servent largement les chercheurs, les météorologues, les scientifiques versés dans l’étude de la nature. Tout autant que nous dépendons de la vie des arbres. A nous de trouver le bon équilibre.

Car la forêt nous enseigne aussi qu’aucun individu ne peut survivre seul, sans une communauté.

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