28 sept. 2018

Reboiser la Terre avec la méthode Miyawaki

Le docteur Akira Miyawaki, botaniste expert en écologie végétale, est l’inventeur d’une méthode de reboisement qui porte son nom.

Théophane Le Méné
Théophane Le MénéDirecteur Général
Reboiser la Terre avec la méthode Miyawaki

Aujourd’hui âgé de 90 ans, le docteur Akira Miyawaki, botaniste expert en écologie végétale et professeur émérite à l’université nationale de Yokohama au Japon, est l’inventeur d’une méthode de reboisement qui porte son nom et qui se développe dans le monde.

Sa méthode, pourtant, n’est révolutionnaire qu’au sens littéral du mot : elle fait accomplir un tour sur soi-même, elle oblige à regarder autant vers l’avenir que vers le passé. Vers l’avenir, car il s’agit de préserver la Terre qui perd chaque année 6 millions d’hectares de forêts primaires sous le coup de la déforestation ou des modifications induites par les activités humaines. Vers le passé, car il s’agit tout bonnement de replanter des forêts comme la nature l’a fait depuis la fin de la dernière période glaciaire, au début du néolithique. Le professeur japonais, partant du principe qu’on ne peut pas planter n’importe quoi n’importe où, estime qu’il y a de vraies plantes et de fausses plantes, celles qui n’ont aucune résistance à la sécheresse, au gel, qui ne sont pas prêtes à vivre dans l’environnement idoine ni sous un climat donné. Il convient donc, selon lui, d’analyser avec minutie le sol et le sous-sol de l’endroit à reboiser, afin d’y semer les espèces indigènes qui sauront y survivre. La méthode prend plus de temps que les méthodes que l’on a coutume de suivre, mais pour un résultat ô combien plus riche ! Grâce à la « méthode Miyawaki », il suffirait de 20 à 30 ans pour reboiser une région, contre 200 à 300 ans en suivant les techniques conventionnelles. Ces forêts pousseraient dix fois plus vite et seraient trente fois plus denses, abritant cent fois plus de biodiversité que des forêts conventionnelles.

Le botaniste japonais a planté plus de 40 millions d’arbres dans quinze pays du monde. En moins de trente ans, il fait pousser des forêts primaires sur des sols dégradés par l’activité humaine.

La méthode Miyawaki

Il commence par observer le site en question dans le but de déterminer la végétation qui s’y adapterait le mieux. Les graines indigènes qui sont sélectionnées sont ensuite mises à germer dans une pépinière. Pendant ce temps, les sols sont fertilisés en recyclant la biomasse locale comme tapis d’humus. Les pousses ne sont plantées sur site qu’une fois leurs racines parvenues à maturité et disposant d’un microbiome (champignons et bactéries symbiotiques) complet. Les pousses sont ensuite plantées de manière aléatoire afin de reproduire au mieux les conditions naturelles, laissant les plus fortes, les mieux adaptées se développer au détriment des autres. En outre, les arbres sont plantés de manière beaucoup plus serrée qu’il n’est habituellement procédé. Les forêts sont ainsi d’une telle densité que les hommes ne peuvent y pénétrer, ce qui laisse le champ libre à une faune et une flore des plus riches. Ces forêts d’une très grande densité constituent de meilleurs puits de carbone que les forêts classiquement reboisées.

Les effets de la méthode Miyawaki

En implantant la forêt directement sur son site industriel, une entreprise peut ainsi équilibrer elle-même ses émissions de CO2 sans effort. Par ailleurs, ces forêts indigènes offrent une barrière bien plus efficace et solide contre les intempéries que les forêts artificielles. Akira Miyawaki s’est aperçu de cela au Japon, à la suite du terrible tsunami qui a si fortement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima en 2011. Les digues de la côte est du Japon ont été bien plus sévèrement atteintes que certains temples côtiers qui furent protégés par des bois natifs du pays. Le caractère sacré des temples et de leur environnement a permis aux essences indigènes de perdurer malgré la déforestation environnante, ce qui aurait offert une protection inattendue aux bâtiments.

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