Découvrez l’arbre de l’année 2019

14 arbres pour représenter les régions de France au concours du prix de l’arbre de l’année que nous vous faisons découvrir.

Vianney Passot

Secrétaire général
Découvrez l’arbre de l’année 2019

14 arbres représentant chacun une région de France étaient en lice pour le prix de l’arbre de l’année. Nous vous faisons découvrir celui qui a reçu le plus de votes du public, celui qui a séduit le jury, et l’arbre coup de cœur.

Sur une centaine d’arbres, qui avaient été présentés au concours Arbre de l’Année 2019, quatorze avaient été sélectionnés fin juin, pour porter les couleurs de leurs régions. Le jury qui les a sélectionnés était composé du magazine Terre Sauvage, de l’Office national des forêts, de l’association A.R.B.R.E.S, de la LPO et de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France. Ils ont dévoilé leurs lauréats il y a quelques jours.

Arbre de l’année : le prix du public 2019

C’est le hêtre de Saint-Jammes de Bezaucelle, dans le Tarn, qui s’est vu décerner cette année le prix du public. Ce fayard de près de 450 ans, aux dimensions impressionnantes, n’a pas été seulement élu pour son esthétique, mais aussi pour l’histoire qu’il raconte. D’une hauteur de 20 mètres, la circonférence de sa frondaison est de près de 100 mètres et la circonférence de son tronc de 5,80 mètres. Classé et labellisé « Arbre Remarquable de France » par l’Association A.R.B.R.E.S. en 2016, le doyen de la Montagne Noire aurait germé sous le règne d’Henri III.
Il veille ainsi sur les ruines d’une chapelle préromane connue sous le nom de Saint-Jammes de Bezaucelle sur le domaine des « Prats Vieils ». Celle-ci aurait été fondée entre le début des XIe et XIIe siècles et appartenait aux religieux bénédictins de Sorèze. Relais posté sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, le hêtre a vu défiler les pèlerins plusieurs siècles durant, jusqu’à ce que la chapelle soit détruite, au cours de la Révolution.
Aujourd’hui, ce sont plutôt les animaux qui courent à ses pieds ou sur ses branches : sangliers, chevreuils, fouines, putois, renards, lapins, buses, chouettes… Doit-on avouer que si le hêtre de Saint-Jammes de Bezaucelle a poussé si vigoureusement, c’est que ses racines se sont nourries de la décomposition des corps, ayant pris place dans un ancien cimetière ?

Arbre de l’année : prix du jury 2019

Le chêne pédonculé de Tombeboeuf, dans le Lot-et-Garonne avait déjà reçu le label arbres remarquables. Son tronc trapu d’où s’élèvent de longues et épaisses branches faisait de lui un spécimen des plus intéressants. C’est ainsi lui qui a séduit le jury d’amoureux des arbres. Il faut avouer que ce spécimen âgé de plus de trois cents ans se fait remarquer par son port, sa symétrie et son équilibre remarquables.
Mesurant près de 25 mètres de haut, il a poussé dans un pré où les vaches ont abondamment brouté ses premières tiges, lui conférant cet aspect robuste et ces branches étirées vers le ciel. Aujourd’hui encore, les animaux trouvent en lui un bon compagnon, mais il a peu à craindre des chauve-souris, des insectes et des oiseaux, ayant résisté aux vaches de son enfance. Parions qu’il nous enterrera tous.

Arbre de l’année : le coup de coeur

Dans l’Yonne, une allée de platanes délaissée a séduit les coeurs. C’est à Augy, en Bourgogne que, parmi ces huit platanes centenaires, le plus gros, que l’on pense avoir atteint l’âge vénérable de 350 ans, s’impose par sa force et son port gracieux. Impossible de passer à côté, tant il découpe sa silhouette dans le paysage, et l’on se dit, le voyant, que tous les autres ne sont là que pour chanter sa louange et le mettre un peu plus en avant.
L’étang qui jouxte cette ancienne allée de platanes leur fournit l’eau nécessaire et ce sont principalement des oiseaux d’eau douce qui courent sur leurs branches épaisses, bernaches et martins-pêcheurs en tête.