Conseils pratiques pour réduire son impact carbone : 3 L’épargne

Voici quelques conseils pour réduire l'impact carbone de notre épargne.

Théophane Le Méné

Directeur Général
Conseils pratiques pour réduire son impact carbone : 3 L’épargne

Parmi les moyens de limiter son impact carbone, nous pouvons penser à notre argent qui dort. Oui, l'épargne pollue. Nous vous expliquons pourquoi.

L’argent qui dort pollue

Le cabinet-conseil en développement durable Utopies a mis en ligne une calculatrice qui permet de calculer l’empreinte écologique de l’argent qui dort sur nos comptes épargne ; et son impact est loin d’être neutre, car l’argent que nous épargnons finance des activités émettrices de gaz à effet de serre. Pourquoi ne pas investir son argent dans des projets écologiques, comme la plantation d’arbres ?

Combien mon argent rapporte-t-il… de pollution ?

Selon les calculs du cabinet-conseil en développement durable Utopies, si je laisse dormir 5000 euros sur un livret A, cela produit 2,6 tonnes de CO2, ce qui équivaut à l’utilisation quotidienne d’une voiture coupé. Il ne suffit donc pas de prendre l’avion le moins possible et d’utiliser sa voiture de manière aussi écoresponsable qu’il se peut. Rassurez-vous (si l’on veut), vous n’êtes pas seul. En moyenne, les Français épargnent 16% de leurs revenus et cela monte même jusqu’à 30% pour les plus riches. Au bout du compte, chaque Français émet 15 tonnes de CO2/an, par son épargne, contre 10 tonnes à travers l'ensemble de ses dépenses : consommation, transport, logement, etc.

Que faire pour épargner la Terre ?

A son échelle, chaque épargnant dispose d’un levier d’action insoupçonné en plaçant son argent dans des produits d’épargne plus écologiques : livrets ou fonds finançant les énergies renouvelables, les économies d’énergies et des crédits travaux verts. Ces produits sont aussi sûrs ou/et rentables que leur équivalents « traditionnels » mais peuvent vous permettre de diviser par dix votre impact sur la planète.

Le problème est que ces pratiques ne sont pas encore très courantes, dans un pays où nous préférons visiblement la rente à l’avenir. Il existe tout de même des initiatives pour changer de banque ou orienter son épargne vers des investissements plus verts. Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) estime toutefois que la finance « verte » a du mal à décoller à cause du manque d’offre. Il pousse pour que notre épargne soit investie de manière plus transparente. En attendant, à chacun de prendre ses responsabilités, Comme le dit parfaitement ce site, ça commence par moi !