Forêt de Coadou, Bretagne

Notre manifeste carbone

8 problèmes complexes à résoudre ensemble pour que nos actions vertes aient le plus grand impact

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Forêt de Coadou, Bretagne

Nous refusons le mécanisme même de compensation carbone et appelons à la prudence quant aux crédits carbone

Particuliers ou entreprises, vous avez choisi ou vous êtes sur le point de vous associer à EcoTree pour contribuer à la valorisation des forêts en soutenant leur renouvellement et leur gestion durable avec une approche sylvicole irrégulière et continue. Nous tenons à vous remercier pour votre confiance et votre engagement.

Les écosystèmes forestiers recyclent le carbone et jouent à ce titre un rôle écologique majeur dans l'équilibre planétaire. Tout au long de leur vie, grâce au mécanisme biologique de la photosynthèse, les arbres capturent le gaz carbonique présent dans l'atmosphère. Ils l'emmagasinent dans leur tronc, leurs branches, leurs racines, leurs feuilles ainsi que dans la biomasse (au sol dans la litière et dans le sol). Une fois les arbres exploités, le CO2 piégé pendant leur croissance reste stocké durant toute la durée d'utilisation des produits fabriqués à partir du bois. Une durée qui peut s'étendre sur plusieurs centaines d'années et qui permet, au demeurant, d’éviter l'utilisation des matériaux polluants comme le plastique, le béton ou le métal. Le stock de carbone conservé par la matière vivante de la forêt s'élève à 8 milliards de tonnes équivalent CO2 , ce qui fait de la forêt le 2ème plus grand puits de carbone de la planète, juste derrière les océans.

Aujourd’hui plus que jamais, le carbone est devenu malgré lui la marotte qui justifie de préserver et entretenir la forêt. Compensation carbone volontaire, crédit carbone, neutralité 0, un véritable marché du carbone s’est installé, avec son lot de supercheries, de greenwashing et même de “treewashing”. Chez EcoTree, notre position est claire : nous refusons le mécanisme même de compensation carbone et appelons à la prudence quant aux crédits carbone. Notre équipe scientifique a développé une méthodologie carbone validée par Bureau Veritas, leader mondial de la certification. Notre but est sans équivoque : que chacun puisse contribuer à la neutralité carbone mondiale en soutenant la création de puits carbone par l’entretien et le renouvellement de la forêt et de sa biodiversité. La réduction de l’empreinte carbone reste autant indispensable que prioritaire.

En vous engageant avec nous, vous vous engagez aussi à porter haut ces valeurs qui préservent la forêt des nombreuses spéculations commerciales aussi inutiles que néfastes que la course au carbone a fait naître. Ces valeurs, si vous les partagez, donneront de vos actions une image positive et sincère, dans laquelle l’environnement n’est pas l’objet de votre communication, mais son cadre.

1

Votre engagement avec EcoTree s’inscrit dans une démarche de valorisation de la forêt et de sa biodiversité

C’est parce que vous savez l’importance des forêts comme puits de carbone, comme sanctuaire de la biodiversité, que vous vous êtes engagés aux côtés d'EcoTree.

Notre objectif commun, c’est de créer des forêts durables, continues, dans lesquelles les écosystèmes sont préservés et favorisés, où la biodiversité s’épanouit, et où les arbres séquestrent du CO2 sur le long-terme, en poussant à leur rythme, et en étant par la suite destinés à former du bois d’œuvre qui continue de stocker le carbone absorbé.

Pour cela, la captation de carbone est évidemment favorisée dans nos forêts, par la préservation du sol qui capte environ 50% du stock de carbone des forêts, et par la complantation d'essences d’arbres différentes sur une même parcelle afin qu’ils s’enrichissent mutuellement et s’aident à croître. Ensemble, nous prenons soin de la biodiversité dans les forêts, en restaurant les écosystèmes, en favorisant la venue de la faune et de la flore sauvages, et en instaurant une gestion forestière qui ne vient pas heurter les cycles et le rythme naturel de la forêt.

Calculer son empreinte carbone
2

Halte à la compensation carbone, à la neutralité individuelle, et vive la contribution aux puits carbone pour une neutralité planétaire !

Chez EcoTree, nous ne souhaitons pas que les actions environnementales s’inscrivent d’une manière ou d’une autre dans une démarche de compensation carbone. Et ceci pour de multiples raisons qui sont au cœur de notre action.

D’abord, et on ne le dira jamais assez, le meilleur CO2 n’est pas celui que l’on compense, mais celui que l’on n’émet pas. La réduction de votre empreinte carbone doit constituer l’axe principal et préalable de votre démarche environnementale. Les nombreuses autres actions que vous mettrez en place, dont votre engagement avec EcoTree, n’auront de sens que parce que vous aurez répondu à ce prérequis. En aucune façon EcoTree ne souhaite faire de la forêt et de l’arbre une caution verte pour des entreprises ou des particuliers qui refusent de s’engager à réduire leurs émissions face à l'urgence climatique.

Ensuite, la course au carbone et à sa séquestration mène parfois au non-sens. Il est en effet avéré qu’une forêt de production de résineux en monoculture offre un haut potentiel de séquestration de carbone, parfois plus important que celui d’une forêt aux multiples essences, et qui fait pourtant la part belle à la régénération naturelle et à la biodiversité. Comme il y eut une ferme des mille vaches, nous ne voulons pourtant pas d'une forêt de production uniquement dédiée à la performance carbone, au détriment de la flore, de la faune, et des écosystèmes. Nous travaillons pour une forêt mélangée qui séquestrera probablement un peu moins de carbone sur le court terme mais où la biodiversité, donc la vie, sera plus riche.

Enfin, depuis quelques années, un certain nombre d'observateurs avertis ont dénoncé durement mais à juste titre le marché de la compensation carbone. Ce mécanisme pourtant vertueux (s’il est utilisé en tant que levier de financements additionnels pour la finance climat) souffre ainsi, depuis plusieurs années, d’une réputation dégradée, liée à son utilisation abusive et à un certain nombre d’écueils structurels. Votre engagement avec EcoTree, parce qu’il ne s’inscrit résolument pas dans une démarche de compensation carbone, ne mérite pas de souffrir d’une quelconque critique de ce genre.

Parce que revendiquer un impact nul dans un monde qui ne cesse de se dégrader n’a pas de sens, nous ne souscrivons pas à l’idée d’une neutralité carbone individuelle. La neutralité carbone ne peut se concevoir qu’à l’échelle planétaire et comme un équilibre entre les émissions de CO2 anthropiques et les absorptions de CO2 anthropiques. Retirer chaque année autant de CO2 que l’on en émet est la seule manière d’arrêter l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère, et donc de stabiliser ultérieurement les températures.

Pour atteindre cette neutralité carbone globale, les sociétés humaines doivent agir sur deux grands leviers : la réduction des émissions et l’augmentation des puits de carbone, notamment forestiers.

3

Attention aux crédits carbone !

Impossible de dénoncer la compensation carbone sans s'attarder sur son appendice : le crédit carbone. Le principe sous-jacent de la compensation carbone stipule que les impacts d’une tonne de carbone émise quelque part peuvent être neutralisés par de la séquestration d’une tonne de carbone autre part. Les entreprises peuvent alors compenser tout ou partie des émissions qu’elles n’ont pas pu réduire en achetant ces crédits carbone.

Acheter un crédit carbone, c’est-à-dire cofinancer le projet de réduction de quelqu’un d’autre, est une pratique qui déporte l’obligation à un tiers. Du point de vue de la temporalité, réduire ailleurs plutôt que chez soi est en effet équivalent, si le projet financé induit une réduction immédiate des émissions. Mais ce n’est pas le cas, par exemple, lorsque le crédit carbone est issu d’un projet forestier : la séquestration du CO2 a lieu sur des décennies de croissance de l’arbre, et non pas à la date d’achat du crédit. Il est par ailleurs abscons d’établir une équivalence entre une tonne de CO2 émise par combustion d’énergie fossile avec une tonne de CO2 séquestrée ou évitée sur des projets forestiers.

Outre le principe déjà fortement contesté, c’est désormais la traçabilité et la transparence de ces crédits carbone qui sont régulièrement remises en cause. Souvent, les projets ne respectent pas les critères d’éligibilité mis en place. Trop souvent, les projets, quand bien même labellisés par de grandes instances, n’existent tout simplement pas. Les scandales qui ont affecté un certain nombres d'entreprises, notamment des groupes d'envergure internationale, ne sont malheureusement que des exemples émergés de pratiques courantes immergées.

Enfin, le prix des crédits carbone vendus sur le marché volontaire est trop faible (prix moyen de vente de 3,37 € / teqCO2 en 2016). Ce prix très bas n’est pas un levier pertinent pour réellement engager les entreprises dans une vraie démarche de réduction, ni surtout pour financer des projets sur le terrain, notamment les projets forestiers. Ce dumping a conduit le crédit carbone à devenir une commodité comme une autre. Alors qu’à la base, ce mécanisme avait été pensé comme un outil de financement de projets de développement, notamment forestiers.

2

Du carbone et des chiffres

Il est communément admis qu’un arbre absorbe de 10 à 40 kg de CO2 par an environ.

Si nous aimons les moyennes, elles ne nous laissent pour autant qu’une explication scientifique moyenne (justement) de la vérité à laquelle nous voulons accéder. Comme le dit l’adage : “Un statisticien est une personne qui peut avoir la tête dans un four et les pieds pris dans la glace et dire qu’en moyenne il se sent bien”.

Parler d’une moyenne d’absorption à l’arbre nous permet une représentation qui n’est ni fausse ni inutile. Mais les nombreux facteurs qui permettent de la déterminer constituent nécessairement des axiomes et sont par nature instables. Ainsi, une forêt se compose de plus ou moins d’arbres selon la sylviculture adoptée ; les essences et les classes d’âges diffèrent, leur durée de vie aussi avec les aléas que la nature et/ou l’exploitation sylvicole leur réservent. C’est pourquoi la capacité de chaque forêt diffère et il est résolument impossible de procéder à une approche par somme d’arbres.

En outre, évoquer une telle moyenne dans vos communications revient bien souvent à établir une corrélation arithmétique entre votre bilan carbone et la forêt et, de fait, à vous positionner dans une démarche de compensation carbone que nous ne saurions, encore une fois, cautionner.

S’arrêter à une moyenne, c’est aussi ignorer la séquestration potentielle de la biomasse (sur le sol dans la litière et dans le sol) ou le stockage substitutif, c'est-à-dire le carbone évité en se dispensant d'utiliser des matériaux polluants comme le béton ou le plastique, grâce à l’usage de matériaux en bois. Se focaliser sur une moyenne, c’est en outre faire fi de l’impérative nécessité de maintenir et préserver un écosystème complexe où la biodiversité prospère.

Le sujet est aussi délicat qu’il est scientifiquement compliqué. Il est, là encore, préférable d’évoquer votre engagement par le volume d’arbres en le définissant comme une contribution collective à l’atteinte de la neutralité carbone mondiale par le soutien aux puits de carbone forestiers.

2

Notre méthodologie carbone, un outil de traçabilité et de transparence

Ces dernières années, de nombreuses entreprises se sont positionnées comme fournisseurs de solutions visant à réduire les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) ou à séquestrer le carbone en promettant un fort impact environnemental. Très souvent, cet impact n’est pas vérifiable de manière transparente et les projets ne sont ni tracés, ni évalués. Cette absence de transparence et de tangibilité soulève de fortes critiques et jette l’opprobre sur des solutions qui, si elles sont conduites dans les règles de l’art, sont bénéfiques pour la planète.

De fait, les entreprises qui financent des projets forestiers ont besoin de garanties sur les calculs et la mise en œuvre réelle des projets.

EcoTree a donc mis au point sa propre méthode de calcul de séquestration et de stockage du carbone en forêt sur ses peuplements. Développée par notre équipe scientifique, cette méthode a été validée par Bureau Veritas, leader mondial de la certification. Elle a pour but d’offrir une information certifiée, et de garantir ainsi le service de séquestration rendu par une forêt en respectant les critères de mesurabilité, de vérifiabilité, de permanence et d’additionnalité.

Notre méthodologie carbone se veut un moyen, pour une personne morale ou physique, d’évaluer sa contribution collective à l’atteinte de la neutralité carbone mondiale en soutenant des puits de carbone forestiers. Elle ne saurait servir une démarche de compensation carbone. La réduction de l’empreinte carbone reste en effet autant indispensable que prioritaire.

2

Plantation, oui, mais surtout gestion forestière ! Et pour un juste prix.

En quelques années, un véritable marché s’est développé autour de la plantation d’arbres pour quelques euros, avec son cortège de dérives marketing.

Planter un arbre sans en assurer ensuite l’entretien n’a aucun sens. Si l’on poussait un peu l’exemple, cela reviendrait à faire des enfants sans leur assurer ensuite la subsistance et l’éducation. Dans cette logique que nous ne cautionnons pas, pourquoi chacun n'irait-il pas s’approvisionner en graines à moindre coût, pour les semer comme le petit poucet ? Chacun pourrait ensuite prétendre avoir planté des millions d’hectares de forêts. Ce n’est pas sérieux.

Un projet forestier doit s’inscrire dans une démarche holistique. Planter un arbre n’est qu’une étape de cette démarche. A plus forte raison lorsque l’on sait que le problème, de nos jours, n’est pas tant de participer au reboisement des forêts qu’à leur entretien. La gestion durable des forêts est la seule et unique garantie de leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité de satisfaire, actuellement et pour l’avenir, les fonctions économiques, écologiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et international, sans causer de préjudices à d’autres écosystèmes.

Si certaines offres alléchantes vous promettent un arbre pour un euro ou quelques euros, encore faut-il savoir mesurer la réalité qui est derrière. L’entreprise agit comme intermédiaire. Elle sollicite votre générosité puis va verser à un propriétaire tiers une partie de votre obole tout en se rémunérant au passage avec des marges bien souvent exorbitantes. Certes, cela est toujours bienvenu pour le propriétaire forestier bien souvent en peine pour financer une bonne gestion de son massif forestier. Mais on peut alors faire l’économie d’un intermédiaire et financer directement la forêt. Et puis, pour considérer la valeur d’une chose il faut connaître son juste prix. Et, définitivement, l’arbre à quelques euros cache la complexité des projets forestiers.

Un projet forestier, c’est donc bien plus qu’un arbre planté, cela ne vaut pas quelques euros. Et pour pouvoir planter des arbres, il faut favoriser les conditions locales qui assureront leur pérennité. Alors que planter des arbres est devenu un symbole dans l’imaginaire collectif, il est urgent de proposer une démarche plus exigeante et cohérente vis-à-vis des entreprises et des particuliers qui souhaitent contribuer au financement de projets forestiers, afin que le fait de planter des arbres ne devienne pas une caution verte à prix cassé qui permettrait à ses financeurs de se dédouaner.

2

Notre compliance répond à vos exigences

Parce que les opportunités commerciales environnementales se démultiplient, et avec elles les scandales, votre confiance nous oblige.

EcoTree est engagée dans une démarche de compliance des plus exigeantes sous la houlette d’un Comité d’éthique totalement indépendant et composé de hautes personnalités reconnues pour leurs compétences et leur probité.

EcoTree est enregistrée auprès de l’AMF. L’autorité publique indépendante est chargée de veiller à la protection de l’épargne investie et à la bonne information des investisseurs.

EcoTree assure elle-même l’ensemble de la gestion de ses forêts. Chaque forêt dispose de son propre plan de gestion et d’un itinéraire sylvicole. Chaque forêt est certifiée PEFC et FSC. Le travail de nos gestionnaires forestiers est inspecté chaque année par un expert forestier indépendant agréé auprès de la Cour d’Appel. Chaque année, EcoTree produit un rapport forestier ainsi qu’un rapport de biodiversité.

EcoTree a mis au point sa propre méthode de calcul de séquestration et de stockage du carbone en forêt sur ses peuplements. Développée par notre équipe scientifique, cette méthode a été validée par Bureau Veritas, leader mondial de la certification.

Nous vous rappelons qu’à défaut de disposer d'une immatriculation spécifique auprès de l'ORIAS et d’une structure propre dédiée, une entreprise ne peut, au titre des articles L. 548-1 et suivants du code monétaire et financier, se présenter et agir en tant qu’intermédiaire ayant pour mission de reverser des dons à des porteurs de projet tiers. EcoTree tient à se démarquer par sa vigilance sur ce point, dans l’intérêt de ses mécènes, puisque toute contravention à ces dispositions risquerait d’engager la responsabilité pénale de l’intermédiaire et de provoquer la déperdition de la subvention versée.

2

Votre communication doit être proportionnée à la hauteur de votre engagement

Il est fort probable que vous ayez prochainement à cœur de communiquer sur votre initiative vertueuse et/ou sur notre partenariat. Et vous auriez tort de vous en priver ! La communication liée à toute action environnementale est pour autant un exercice délicat. La juxtaposition des approches et des enjeux crée régulièrement des conflits entre acteurs et observateurs, le plus souvent parce qu’ils ne parviennent pas à s’entendre sur la façon même d’aborder la question qui les préoccupe.

Toute communication est un acte d’engagement. Pour éviter de recourir à du greenwashing, vous devez poser un regard honnête sur votre action. Votre action ne doit pas s’inscrire dans une démarche de compensation carbone mais dans la continuité d’une démarche préalable et indispensable de réduction de vos gaz à effet de serre. Elle constitue une contribution à la neutralité carbone mondiale par le développement de puits de carbone forestiers. L’impact de votre engagement ne doit jamais être communiqué de façon surdimensionnée.

Redisons-le en conclusion, l’environnement ne doit pas être l’objet de votre communication, mais son cadre.

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Votre engagement avec EcoTree s’inscrit dans une démarche de valorisation de la forêt et de sa biodiversité

C’est parce que vous savez l’importance des forêts comme puits de carbone, comme sanctuaire de la biodiversité, que vous vous êtes engagés aux côtés d'EcoTree.

Notre objectif commun, c’est de créer des forêts durables, continues, dans lesquelles les écosystèmes sont préservés et favorisés, où la biodiversité s’épanouit, et où les arbres séquestrent du CO2 sur le long-terme, en poussant à leur rythme, et en étant par la suite destinés à former du bois d’œuvre qui continue de stocker le carbone absorbé.

Pour cela, la captation de carbone est évidemment favorisée dans nos forêts, par la préservation du sol qui capte environ 50% du stock de carbone des forêts, et par la complantation d'essences d’arbres différentes sur une même parcelle afin qu’ils s’enrichissent mutuellement et s’aident à croître. Ensemble, nous prenons soin de la biodiversité dans les forêts, en restaurant les écosystèmes, en favorisant la venue de la faune et de la flore sauvages, et en instaurant une gestion forestière qui ne vient pas heurter les cycles et le rythme naturel de la forêt.

Calculer son empreinte carbone
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Halte à la compensation carbone, à la neutralité individuelle, et vive la contribution aux puits carbone pour une neutralité planétaire !

Chez EcoTree, nous ne souhaitons pas que les actions environnementales s’inscrivent d’une manière ou d’une autre dans une démarche de compensation carbone. Et ceci pour de multiples raisons qui sont au cœur de notre action.

D’abord, et on ne le dira jamais assez, le meilleur CO2 n’est pas celui que l’on compense, mais celui que l’on n’émet pas. La réduction de votre empreinte carbone doit constituer l’axe principal et préalable de votre démarche environnementale. Les nombreuses autres actions que vous mettrez en place, dont votre engagement avec EcoTree, n’auront de sens que parce que vous aurez répondu à ce prérequis. En aucune façon EcoTree ne souhaite faire de la forêt et de l’arbre une caution verte pour des entreprises ou des particuliers qui refusent de s’engager à réduire leurs émissions face à l'urgence climatique.

Ensuite, la course au carbone et à sa séquestration mène parfois au non-sens. Il est en effet avéré qu’une forêt de production de résineux en monoculture offre un haut potentiel de séquestration de carbone, parfois plus important que celui d’une forêt aux multiples essences, et qui fait pourtant la part belle à la régénération naturelle et à la biodiversité. Comme il y eut une ferme des mille vaches, nous ne voulons pourtant pas d'une forêt de production uniquement dédiée à la performance carbone, au détriment de la flore, de la faune, et des écosystèmes. Nous travaillons pour une forêt mélangée qui séquestrera probablement un peu moins de carbone sur le court terme mais où la biodiversité, donc la vie, sera plus riche.

Enfin, depuis quelques années, un certain nombre d'observateurs avertis ont dénoncé durement mais à juste titre le marché de la compensation carbone. Ce mécanisme pourtant vertueux (s’il est utilisé en tant que levier de financements additionnels pour la finance climat) souffre ainsi, depuis plusieurs années, d’une réputation dégradée, liée à son utilisation abusive et à un certain nombre d’écueils structurels. Votre engagement avec EcoTree, parce qu’il ne s’inscrit résolument pas dans une démarche de compensation carbone, ne mérite pas de souffrir d’une quelconque critique de ce genre.

Parce que revendiquer un impact nul dans un monde qui ne cesse de se dégrader n’a pas de sens, nous ne souscrivons pas à l’idée d’une neutralité carbone individuelle. La neutralité carbone ne peut se concevoir qu’à l’échelle planétaire et comme un équilibre entre les émissions de CO2 anthropiques et les absorptions de CO2 anthropiques. Retirer chaque année autant de CO2 que l’on en émet est la seule manière d’arrêter l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère, et donc de stabiliser ultérieurement les températures.

Pour atteindre cette neutralité carbone globale, les sociétés humaines doivent agir sur deux grands leviers : la réduction des émissions et l’augmentation des puits de carbone, notamment forestiers.

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Attention aux crédits carbone !

Impossible de dénoncer la compensation carbone sans s'attarder sur son appendice : le crédit carbone. Le principe sous-jacent de la compensation carbone stipule que les impacts d’une tonne de carbone émise quelque part peuvent être neutralisés par de la séquestration d’une tonne de carbone autre part. Les entreprises peuvent alors compenser tout ou partie des émissions qu’elles n’ont pas pu réduire en achetant ces crédits carbone.

Acheter un crédit carbone, c’est-à-dire cofinancer le projet de réduction de quelqu’un d’autre, est une pratique qui déporte l’obligation à un tiers. Du point de vue de la temporalité, réduire ailleurs plutôt que chez soi est en effet équivalent, si le projet financé induit une réduction immédiate des émissions. Mais ce n’est pas le cas, par exemple, lorsque le crédit carbone est issu d’un projet forestier : la séquestration du CO2 a lieu sur des décennies de croissance de l’arbre, et non pas à la date d’achat du crédit. Il est par ailleurs abscons d’établir une équivalence entre une tonne de CO2 émise par combustion d’énergie fossile avec une tonne de CO2 séquestrée ou évitée sur des projets forestiers.

Outre le principe déjà fortement contesté, c’est désormais la traçabilité et la transparence de ces crédits carbone qui sont régulièrement remises en cause. Souvent, les projets ne respectent pas les critères d’éligibilité mis en place. Trop souvent, les projets, quand bien même labellisés par de grandes instances, n’existent tout simplement pas. Les scandales qui ont affecté un certain nombres d'entreprises, notamment des groupes d'envergure internationale, ne sont malheureusement que des exemples émergés de pratiques courantes immergées.

Enfin, le prix des crédits carbone vendus sur le marché volontaire est trop faible (prix moyen de vente de 3,37 € / teqCO2 en 2016). Ce prix très bas n’est pas un levier pertinent pour réellement engager les entreprises dans une vraie démarche de réduction, ni surtout pour financer des projets sur le terrain, notamment les projets forestiers. Ce dumping a conduit le crédit carbone à devenir une commodité comme une autre. Alors qu’à la base, ce mécanisme avait été pensé comme un outil de financement de projets de développement, notamment forestiers.

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Du carbone et des chiffres

Il est communément admis qu’un arbre absorbe de 10 à 40 kg de CO2 par an environ.

Si nous aimons les moyennes, elles ne nous laissent pour autant qu’une explication scientifique moyenne (justement) de la vérité à laquelle nous voulons accéder. Comme le dit l’adage : “Un statisticien est une personne qui peut avoir la tête dans un four et les pieds pris dans la glace et dire qu’en moyenne il se sent bien”.

Parler d’une moyenne d’absorption à l’arbre nous permet une représentation qui n’est ni fausse ni inutile. Mais les nombreux facteurs qui permettent de la déterminer constituent nécessairement des axiomes et sont par nature instables. Ainsi, une forêt se compose de plus ou moins d’arbres selon la sylviculture adoptée ; les essences et les classes d’âges diffèrent, leur durée de vie aussi avec les aléas que la nature et/ou l’exploitation sylvicole leur réservent. C’est pourquoi la capacité de chaque forêt diffère et il est résolument impossible de procéder à une approche par somme d’arbres.

En outre, évoquer une telle moyenne dans vos communications revient bien souvent à établir une corrélation arithmétique entre votre bilan carbone et la forêt et, de fait, à vous positionner dans une démarche de compensation carbone que nous ne saurions, encore une fois, cautionner.

S’arrêter à une moyenne, c’est aussi ignorer la séquestration potentielle de la biomasse (sur le sol dans la litière et dans le sol) ou le stockage substitutif, c'est-à-dire le carbone évité en se dispensant d'utiliser des matériaux polluants comme le béton ou le plastique, grâce à l’usage de matériaux en bois. Se focaliser sur une moyenne, c’est en outre faire fi de l’impérative nécessité de maintenir et préserver un écosystème complexe où la biodiversité prospère.

Le sujet est aussi délicat qu’il est scientifiquement compliqué. Il est, là encore, préférable d’évoquer votre engagement par le volume d’arbres en le définissant comme une contribution collective à l’atteinte de la neutralité carbone mondiale par le soutien aux puits de carbone forestiers.

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Notre méthodologie carbone, un outil de traçabilité et de transparence

Ces dernières années, de nombreuses entreprises se sont positionnées comme fournisseurs de solutions visant à réduire les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) ou à séquestrer le carbone en promettant un fort impact environnemental. Très souvent, cet impact n’est pas vérifiable de manière transparente et les projets ne sont ni tracés, ni évalués. Cette absence de transparence et de tangibilité soulève de fortes critiques et jette l’opprobre sur des solutions qui, si elles sont conduites dans les règles de l’art, sont bénéfiques pour la planète.

De fait, les entreprises qui financent des projets forestiers ont besoin de garanties sur les calculs et la mise en œuvre réelle des projets.

EcoTree a donc mis au point sa propre méthode de calcul de séquestration et de stockage du carbone en forêt sur ses peuplements. Développée par notre équipe scientifique, cette méthode a été validée par Bureau Veritas, leader mondial de la certification. Elle a pour but d’offrir une information certifiée, et de garantir ainsi le service de séquestration rendu par une forêt en respectant les critères de mesurabilité, de vérifiabilité, de permanence et d’additionnalité.

Notre méthodologie carbone se veut un moyen, pour une personne morale ou physique, d’évaluer sa contribution collective à l’atteinte de la neutralité carbone mondiale en soutenant des puits de carbone forestiers. Elle ne saurait servir une démarche de compensation carbone. La réduction de l’empreinte carbone reste en effet autant indispensable que prioritaire.

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Plantation, oui, mais surtout gestion forestière ! Et pour un juste prix.

En quelques années, un véritable marché s’est développé autour de la plantation d’arbres pour quelques euros, avec son cortège de dérives marketing.

Planter un arbre sans en assurer ensuite l’entretien n’a aucun sens. Si l’on poussait un peu l’exemple, cela reviendrait à faire des enfants sans leur assurer ensuite la subsistance et l’éducation. Dans cette logique que nous ne cautionnons pas, pourquoi chacun n'irait-il pas s’approvisionner en graines à moindre coût, pour les semer comme le petit poucet ? Chacun pourrait ensuite prétendre avoir planté des millions d’hectares de forêts. Ce n’est pas sérieux.

Un projet forestier doit s’inscrire dans une démarche holistique. Planter un arbre n’est qu’une étape de cette démarche. A plus forte raison lorsque l’on sait que le problème, de nos jours, n’est pas tant de participer au reboisement des forêts qu’à leur entretien. La gestion durable des forêts est la seule et unique garantie de leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité de satisfaire, actuellement et pour l’avenir, les fonctions économiques, écologiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et international, sans causer de préjudices à d’autres écosystèmes.

Si certaines offres alléchantes vous promettent un arbre pour un euro ou quelques euros, encore faut-il savoir mesurer la réalité qui est derrière. L’entreprise agit comme intermédiaire. Elle sollicite votre générosité puis va verser à un propriétaire tiers une partie de votre obole tout en se rémunérant au passage avec des marges bien souvent exorbitantes. Certes, cela est toujours bienvenu pour le propriétaire forestier bien souvent en peine pour financer une bonne gestion de son massif forestier. Mais on peut alors faire l’économie d’un intermédiaire et financer directement la forêt. Et puis, pour considérer la valeur d’une chose il faut connaître son juste prix. Et, définitivement, l’arbre à quelques euros cache la complexité des projets forestiers.

Un projet forestier, c’est donc bien plus qu’un arbre planté, cela ne vaut pas quelques euros. Et pour pouvoir planter des arbres, il faut favoriser les conditions locales qui assureront leur pérennité. Alors que planter des arbres est devenu un symbole dans l’imaginaire collectif, il est urgent de proposer une démarche plus exigeante et cohérente vis-à-vis des entreprises et des particuliers qui souhaitent contribuer au financement de projets forestiers, afin que le fait de planter des arbres ne devienne pas une caution verte à prix cassé qui permettrait à ses financeurs de se dédouaner.

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Notre compliance répond à vos exigences

Parce que les opportunités commerciales environnementales se démultiplient, et avec elles les scandales, votre confiance nous oblige.

EcoTree est engagée dans une démarche de compliance des plus exigeantes sous la houlette d’un Comité d’éthique totalement indépendant et composé de hautes personnalités reconnues pour leurs compétences et leur probité.

EcoTree est enregistrée auprès de l’AMF. L’autorité publique indépendante est chargée de veiller à la protection de l’épargne investie et à la bonne information des investisseurs.

EcoTree assure elle-même l’ensemble de la gestion de ses forêts. Chaque forêt dispose de son propre plan de gestion et d’un itinéraire sylvicole. Chaque forêt est certifiée PEFC et FSC. Le travail de nos gestionnaires forestiers est inspecté chaque année par un expert forestier indépendant agréé auprès de la Cour d’Appel. Chaque année, EcoTree produit un rapport forestier ainsi qu’un rapport de biodiversité.

EcoTree a mis au point sa propre méthode de calcul de séquestration et de stockage du carbone en forêt sur ses peuplements. Développée par notre équipe scientifique, cette méthode a été validée par Bureau Veritas, leader mondial de la certification.

Nous vous rappelons qu’à défaut de disposer d'une immatriculation spécifique auprès de l'ORIAS et d’une structure propre dédiée, une entreprise ne peut, au titre des articles L. 548-1 et suivants du code monétaire et financier, se présenter et agir en tant qu’intermédiaire ayant pour mission de reverser des dons à des porteurs de projet tiers. EcoTree tient à se démarquer par sa vigilance sur ce point, dans l’intérêt de ses mécènes, puisque toute contravention à ces dispositions risquerait d’engager la responsabilité pénale de l’intermédiaire et de provoquer la déperdition de la subvention versée.

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Votre communication doit être proportionnée à la hauteur de votre engagement

Il est fort probable que vous ayez prochainement à cœur de communiquer sur votre initiative vertueuse et/ou sur notre partenariat. Et vous auriez tort de vous en priver ! La communication liée à toute action environnementale est pour autant un exercice délicat. La juxtaposition des approches et des enjeux crée régulièrement des conflits entre acteurs et observateurs, le plus souvent parce qu’ils ne parviennent pas à s’entendre sur la façon même d’aborder la question qui les préoccupe.

Toute communication est un acte d’engagement. Pour éviter de recourir à du greenwashing, vous devez poser un regard honnête sur votre action. Votre action ne doit pas s’inscrire dans une démarche de compensation carbone mais dans la continuité d’une démarche préalable et indispensable de réduction de vos gaz à effet de serre. Elle constitue une contribution à la neutralité carbone mondiale par le développement de puits de carbone forestiers. L’impact de votre engagement ne doit jamais être communiqué de façon surdimensionnée.

Redisons-le en conclusion, l’environnement ne doit pas être l’objet de votre communication, mais son cadre.