2 mai 2026
EcoTree certifications : la garantie des labels
Que garantissent les certifications d'EcoTree ? AMF, B Corp, Bureau Veritas, Label Bas Carbone, FSC, PEFC : comprendre chaque label et ce qu'il garantit.

B Corp, AMF, Bureau Veritas, Label Bas Carbone, PEFC, FSC : EcoTree accumule les certifications depuis ses débuts. Ce n'est pas une collection de logos. C'est un système de preuves, construit brique par brique, pour que le geste écologique soit aussi inattaquable que le bilan d'une entreprise cotée.
Pourquoi certifier ? La réponse d'un secteur sous surveillance
Investir dans une forêt, acheter des crédits carbone, financer la biodiversité : ces gestes ont une réalité physique : des arbres qui poussent, des sols qui se forment, des espèces qui reviennent. Mais cette réalité n'est visible qu'à ceux qui se rendent en forêt. Pour tous les autres, il faut des tiers, des audits, des référentiels. Des certifications, en somme.
EcoTree en a fait une politique dès ses premières années. Non par goût du tampon, mais parce que l'entreprise a compris très tôt que dans un secteur où les déclarations d'intention sont faciles et les preuves rares, la crédibilité se construit ou se perd sur la qualité de ces tiers. Comme le formule Théophane Le Méné, directeur général d'EcoTree, dans le rapport annuel 2024 : "Dans un univers où les textes se multiplient et les attentes s'affinent, notre mission est de clarifier. Clarifier pour agir, pour construire, et pour offrir à nos partenaires des solutions qui tiennent le choc du droit, du temps et du sens."
L'AMF : la première brique, posée en 2018
L'Autorité des Marchés Financiers régule les intermédiaires en biens divers, catégorie dans laquelle entre la vente d'arbres. En 2018, EcoTree obtient son enregistrement auprès de l'AMF, après une première levée de fonds destinée à valider le modèle et obtenir ce cadre réglementaire. C'est une étape fondatrice.
Ce que l'AMF garantit, concrètement, c'est que l'entreprise a remis une note d'information validée par l'autorité, décrivant les risques, le fonctionnement juridique de la transaction, les droits du propriétaire et les obligations d'EcoTree. C'est aussi que l'entreprise est soumise à des obligations de transparence continues. Acheter un arbre chez EcoTree n'est pas un acte caritatif qui repose sur la bonne foi d'une startup : c'est un acte encadré par le droit financier français.
Bureau Veritas : la vérification du carbone, arbre par arbre
C'est Bureau Veritas, leader mondial de la certification, qu'EcoTree a choisi pour valider sa propre méthodologie de quantification carbone. Le choix n'est pas anodin : Bureau Veritas a une expertise forestière solide, notamment dans le cadre de la certification FSC. Pour Pierre-François Dumont Saint Priest, cofondateur, "nous avions affaire à des certificateurs qui connaissaient notre univers, à qui nous n'aurions pas à expliquer les différentes essences ou la notion de coupes en irrégulier, et qui saurait nous challenger."
La méthode développée par Arnaud De Grave, gestionnaire forestier d'EcoTree, part du Label Bas Carbone et de la méthode Verra, mais elle est adaptée à la sylviculture irrégulière propre à EcoTree. Bureau Veritas vérifie pour chaque peuplement : la cohérence entre les itinéraires sylvicoles et ceux utilisés pour la quantification carbone, le respect de la méthodologie, et l'exactitude des calculs de séquestration.
Le site pilote de cette validation a été la forêt de Pont-de-Buis, dans le Finistère, une forêt bretonne, là encore, pour une entreprise profondément bretonne. Depuis, l'ensemble du portefeuille est audité selon ce protocole, avec réévaluation tous les cinq ans pour ajuster les estimations à la croissance réelle des peuplements.
Le Label Bas Carbone : la certification d'État pour les crédits français
Le Label Bas Carbone est le seul dispositif de certification carbone créé par le ministère français de la Transition écologique. Il a été conçu pour permettre l'émergence de projets de séquestration et d'atténuation sur le territoire national, là où les marchés volontaires finançaient jusqu'alors presque exclusivement des projets dans des pays en développement.
Pour un client entreprise, l'enjeu est considérable. Acheter des crédits LBC, c'est financer des forêts françaises identifiées sur le registre officiel du ministère, vérifiées par des tiers indépendants, certifiées pour trente ans. C'est une traçabilité qui répond aux exigences croissantes du reporting extra-financier : CSRD, SBTi, Net Zero. Et c'est une visibilité publique : chaque financeur est reconnu sur le site du ministère comme acteur engagé.
EcoTree développe des projets LBC sur les trois méthodes approuvées : boisement de terres non boisées sur au moins dix ans, restauration de peuplements dégradés ou endommagés, et balivage (conversion de taillis en futaies). En 2024, l'offre LBC d'EcoTree a connu une "forte accélération", selon les termes d'Erwan Le Méné, président d'EcoTree, dans le rapport annuel. L'un des gestionnaires forestiers s'est formé au dépôt de dossiers de labellisation. EcoTree s'impose peu à peu comme un acteur de référence du Label Bas Carbone en France.

La certification B Corp : l'entreprise au service d'une mission
Obtenue en 2021, la certification B Corp est la plus exigeante en termes de gouvernance. Elle ne porte pas sur les produits ou les projets, mais sur l'entreprise elle-même : comment elle traite ses salariés, quels sont ses impacts sur ses communautés, quelle est la cohérence entre ses déclarations et ses pratiques. En 2024, l'équipe d'EcoTree comptait 41 collaborateurs de six nationalités différentes, 45% de femmes, avec une moyenne d'âge de 33 ans, répartis entre Brest, Paris, Toulon, Berlin et Copenhague.
Obtenir et maintenir la certification B Corp contraint l'entreprise à se soumettre tous les trois ans à un audit approfondi. C'est une discipline utile, qui force à documenter ce qui est souvent laissé à l'intuition dans une jeune entreprise en croissance.
Le comité d'éthique et la transparence interne
Au-delà des certifications externes, EcoTree a constitué un comité d'éthique indépendant, cité dans ses documents de gouvernance comme organe de contrôle et de conseil. Ce comité peut être saisi en cas de questionnement sur des pratiques, des projets ou des communications. C'est une démarche rare dans le secteur, qui témoigne d'une volonté de soumettre ses propres décisions à un regard extérieur, y compris quand ce regard pourrait être inconfortable.
La transparence chez EcoTree passe aussi par le rapport annuel de gestion, document public et détaillé qui rend compte forêt par forêt, parcelle par parcelle, de toutes les actions menées dans l'année. 95 pages pour l'édition 2024, avec des cartes de chaque parcelle, des récits précis des interventions, des photos de terrain. Ce n'est pas un document de communication : c'est un compte rendu de gestion, dans le sens le plus littéral du terme.
La certification PEFC : le socle commun de toutes nos forêts
Toutes les forêts gérées par EcoTree, de la forêt de Loguivy-Plougras dans les Côtes-d'Armor à celle de Pézarches en Seine-et-Marne, en passant par nos massifs bretons, sarthois ou franciliens, bénéficient de la certification PEFC. Créé en 1999, le Programme de reconnaissance des certifications forestières (Pan European Forest Certification) couvre aujourd'hui 300 millions d'hectares dans le monde et engage l'ensemble de la filière forêt-bois : du propriétaire forestier jusqu'au revendeur de parquet, en passant par chaque maillon de la chaîne de transformation. Obtenir ce label ne se résume pas à planter quelques arbres et à cocher des cases : il faut satisfaire à des critères environnementaux (préservation de la biodiversité, qualité des sols et des eaux, stockage du carbone), économiques (gestion raisonnée de la ressource bois) et sociaux (accès aux loisirs, conditions de travail des acteurs de la forêt), avec une réévaluation indépendante tous les cinq ans. Pour EcoTree, la certification PEFC n'est pas un argument marketing : c'est la garantie documentée et vérifiable que chaque propriétaire d'arbre contribue à une sylviculture réellement durable, et que cet engagement se traduit aussi, in fine, dans la valeur de son investissement.
La certification FSC® : l'exigence supplémentaire pour certaines de nos forêts
Pour quelques-unes de nos forêts, EcoTree est allée un cran plus loin en obtenant la certification FSC® (Forest Stewardship Council), aujourd'hui validée sur les forêts de Gioux, de Palotas et de Sarran, dans le Limousin. Fondée en 1994 à l'initiative d'ONG et d'associations préoccupées par la déforestation et l'exclusion des populations autochtones, cette organisation internationale repose sur une gouvernance à trois chambres : économique, environnementale, sociale et impose des critères particulièrement stricts : maintien des services écosystémiques, protection de la faune et de la flore, préservation des ressources hydriques et des paysages, bien-être des communautés locales sur le long terme. Le processus de certification étant long et coûteux, EcoTree avance région par région, en s'appuyant ponctuellement sur l'expertise de la coopérative Alliance Forêts Bois, certifiée FSC depuis 2012. Cette double certification PEFC et FSC n'est pas une redondance : c'est la démonstration qu'EcoTree ne se contente pas de ses engagements internes, mais accepte de les soumettre aux référentiels les plus exigeants reconnus à l'international.
Vers les certificats biodiversité : la prochaine frontière
Les certifications actuelles portent principalement sur le carbone et la gestion forestière. Mais EcoTree a une conviction : la biodiversité mérite le même niveau d'exigence, les mêmes outils de mesure, les mêmes certifications vérifiables. En 2024, l'entreprise a piloté au sein de l'Organization for Biodiversity Certificates (OBC) un groupe de travail dédié aux forêts tempérées, définissant un système de scorage des actions sylvicoles selon leur contribution à la biodiversité, validé par le Muséum national d'Histoire naturelle.
L'objectif, ambitieux, est de rendre la biodiversité aussi mesurable que le carbone, pour que les entreprises qui souhaitent s'engager sur ce terrain disposent d'outils fiables, traçables, défendables. Pierre-François Dumont Saint Priest, responsable produit d'EcoTree, résume l'enjeu dans le rapport annuel 2024 : "L'impact n'est plus un discours, c'est une donnée. La question aujourd'hui n'est plus 'avez-vous un projet utile ?', mais 'pouvez-vous le prouver, le quantifier, le tracer ?' C'est à cette exigence que nous nous adaptons."
Un programme forestier peut promettre beaucoup. Chez EcoTree, chaque promesse porte une signature.













