L'arbre, un organisme vivant complexe

L'appel de la forêt, le podcast EcoTree

avec Juliette
Poumon vert de la planète, la forêt nous est indispensable pour respirer, mais connaissez-vous réellement tous ses secrets et ses enjeux ? Vous avez enfin l'occasion d'enrichir vos connaissances grâce à notre podcast 100% forêt.
Nos podcasts / L'appel de la foret / Episode 1

Episode 1: Partons ensemble à la découverte de l'arbre, un organisme vivant complexe et fascinant.

Un arbre est défini comme une plante supérieure du fait de la taille et de l'âge qu'il peut atteindre, parfois jusqu'à plusieurs milliers d'années. Il se distingue des végétaux par un tissus ligneux épais et rigide : le bois.

L’arbre est composé:
  1. d’un houppier qui comprend les feuilles, les fleurs et tiges,
  2. d’un tronc
  3. et de racines.
Il peut être pourvu de feuilles, tel que le chêne ou le châtaignier. On dit alors de son feuillage qu’il est caduc lorsqu’il tombe en automne. Parmi les feuillus, le chêne vert fait figure d’exception car il ne perd pas son feuillage.
L’arbre peut également être pourvu d’aiguillettes ou d’écailles, tel que l’épicéa ou le pin.
On dit alors de son feuillage qu’il est persistant quand il ne tombe pas en automne. C’est le cas de la plupart des résineux et des conifères.
Le mélèze est cependant une exception car il perd ses aiguilles en automne.

L’arbre capte ses nutritions de deux façons : par ses racines et par ses feuilles.

Pour les racines, ce sont des poils situés à leurs extrémités qui absorbent l'eau (1) et les sels minéraux (2). Ils forment ainsi la sève brute qui circule du tronc jusqu'aux feuilles. Cette dernière monte grâce à la pression osmotique au niveau des poils absorbants, à la poussée radiculaire et à un appel d’eau rendu possible par la transpiration de l’arbre.

L’arbre capte ses nutritions également par ses feuilles de deux façons.

Dans un premier temps, par le processus de photosynthèse en absorbant le CO2, transformant celui-ci en glucides lors d’une réaction chimique entre la sève brute et l’énergie solaire et libérant ainsi l’oxygène dans l’air. Cela forme la sève élaborée qui nourrit l’arbre, lui permet de respirer et de fabriquer de nouveaux tissus pour cicatriser ou grandir.

Dans un deuxième temps, l’arbre se nourrit par la transpiration, en rejetant dans l’air de l’eau absorbée par les racines. D’ailleurs, vous le saviez peut-être mais plus l’air est humide, plus l’arbre transpire !

La sève élaborée contient 5 à 20% de glucides. Elle circule dans tout l’arbre via les vaisseaux dits de Liber. Elle le nourrit, lui permet de respirer, de se développer. L’arbre est d’ailleurs dit autotrophe car il produit sa propre nourriture.

A l’opposé de la photosynthèse, la respiration absorbe de l’oxygène et rejette du CO2. Mais l’arbre synthétise bien plus de matière organique qu’il n’en consomme !

Grâce au bois, les arbres peuvent se développer jusqu’à atteindre des hauteurs de plusieurs dizaines de mètres. Le cambium (1) est la couche génératrice qui sépare le bois jeune, également appelée aubier (2), et l’écorce (3).

Le bois vieux au coeur du tronc est appelé le duramen (4). Tout au centre se trouve la moelle (5). L’arbre forme des couches concentriques d’écorce et de bois : les couches de bois les plus anciennes sont au centre du tronc, les couches d’écorce les plus récente sont à l’extérieur.

L’accroissement moyen annuel est de 0.5 à 3 cm de circonférence. Les arbres grandissent également en hauteur, la pousse a lieu au printemps et parfois à la fin de l’été. Les branches s’allongent au niveau des bourgeons, qui est le rameau miniature protégé des intempéries. Le bourgeon grossit jusqu’à faire tomber les écailles: ce phénomène s’appelle le débourrement.

La montée de sève permet aux cellules de se multiplier. L’allongement annuel d’une tige est de 5 à 70 cm.

Les organes reproducteur des arbres se trouvent dans les fleurs : les organes mâles appelé étamines produisent le pollen tant dis que les organes femelles appelé pistils produisent les ovules. Le pollen est prélevé sur les étamines et déposé sur le pistil.

Une fois fécondé, l’ovule devient une ou plusieurs graines. Il existe deux types de pollinisation: la pollinisation directe se fait lorsque les fleurs s'auto-fécondent et pollinisation croisée, la plus courante, se fait lorsque le pollen provient d’une autre fleur de la même espèce, transporté par le vent ou par les insectes.

Le saviez vous ? La pollinisation par les insectes est 10x plus fréquente que par le vent.

A l’automne, les graines tombent au pied de l’arbre-mère et sont dispersées par les animaux, les vents et les cours d’eau.

Pour germer, la graine a besoin de conditions favorables: d’humidité, de chaleur (entre 4 et 20°C) et d’oxygène. Les arbres peuvent aussi se reproduire par multiplication végétative : en donnant naissance à des rejets ou des drageons ou par marcottage.. Ainsi la vie recommence, l’arbre grandit lentement, 20 à 30 cm par an, puis plus rapidement 50 à 1 m par an selon les espèces.

L’arbre fleurit et se reproduit lorsqu’il a atteint sa maturité, une quarantaine d’année pour le hêtre par exemple. Cependant, il ne produit pas forcément de graine tous les ans. Produire des graines demande une grande dépense d’énergie. Plus un arbre est sain plus il en produira. Une grande partie des graines ne germera pas et sera naturellement éliminée, par les conditions climatiques ou les animaux.

En fin de vie, la croissance de l’arbre ralentit, il ne produit plus de graine. Son écorce se décolle, ses feuilles jaunissent avant l’automne, ses branches meurent et il est plus vulnérable aux parasites.

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