Portrait d’Anaëlle, une Alsacienne à Paris

De son petit village d’Alsace à Paris, Anaëlle est venue avec son enthousiasme et son rire pour nouer de nouveaux partenariats avec les entreprises.

Pierre-François Dumont Saint Priest

Directeur Général Délégué
Portrait d’Anaëlle, une Alsacienne à Paris

Venue tout droit de son petit village d’Alsace, c’est livrée par une cigogne sur la cheminée de l’hôtel la Louisiane à Paris (où EcoTree a ses bureaux) qu’Anaëlle nous est arrivée. Portrait d’une alternante qui aime la nature et son pays.

D’Altenach à Paris

Anaëlle Heisch nous vient d’Alsace, dans la vallée du Sundgau proche de Mulhouse, dans le triangle Belfort-Mulhouse-Bâle, où la spécialité culinaire est la carpe frite. “Après ce plat bien résistant, nous mangeons généralement un vacherin en dessert. Le tout agrémenté d’un bon vin d’Alsace !”
Dans le même rire, Anaëlle poursuit : “Mon grand-père possède des forêts, où nous l’accompagnions enfants pour aller couper du bois. Je viens d’une France rurale, entourée de vastes bois. C’est ma première année à Paris. J’ai toujours été en Alsace, avant cela, et ce pays me manque. Je crois que je ne passe pas une demi-journée sans en parler !”
Mais ne croyez pas qu’Anaëlle se plaigne de Paris ou de son travail. Elle est ravie d’avoir rejoint EcoTree en septembre. Quant à Paris, la période très particulière que nous vivons ne lui a pas encore donné l’occasion de l'apprécier à sa juste valeur.

De la mode et l’agroalimentaire aux forêts

Aujourd’hui chargée de partenariats pour EcoTree, Anaëlle travaille en lien avec les secteurs de l’agroalimentaire, de l’événementiel, des médias et de la sécurité et défense. “Mon domaine de prédilection est l’agroalimentaire, parce que c’est le milieu dont je viens, où j’ai travaillé pendant trois ans. Je travaillais pour une société importatrice de produits d’Asie, que l’on distribuait dans la grande distribution et les marchés spécialisés (magasins, restaurants asiatiques, traiteurs…) 

Après le bac, j’ai d’abord fait un DUT de technique de commercialisation. Ce n’était pas tout à fait mon truc, mais j’ai tout de même poursuivi mes études. J’avais plus de goût pour la mode, le textile, les fringues. J’ai donc finalement intégré l’Institut Supérieur Textile d’Alsace (ISTA) qui propose une formation de chef de produit offrant toute l’expertise d’ingénieur textile et de commercialisation. L’objectif de cette “business school” était de nous permettre de travailler dans le monde de la mode. Au bout d’un an, j’ai pourtant compris que ça ne m’intéressait pas davantage. J’ai arrêté l’école, sans trop savoir que faire. J’ai regardé les offres d’emploi autour de chez moi, en Alsace. Il y avait une annonce pour un stage de chef de produit dans une entreprise d’agroalimentaire (T&T Foods). Je me suis réinscrite à l’école pour pouvoir bénéficier d’une convention de stage et c’est ainsi que mon expérience professionnelle a commencé. 
Peu de temps après mon arrivée, la manager a quitté son poste et on m’a offert des responsabilités. J’ai repris le service, fait beaucoup de développement de produit et de développement des ventes. J’organisais les événements de promotion qui ont lieu dans la grande distribution. Au bout d’un an, j’ai compris que ce qui me plaisait le plus était la gestion des projets dans le développement des ventes et j’ai demandé à changer de poste. Comme l’entreprise était en plein développement, il y avait tout à faire. J’ai structuré le service marketing et aidé au développement de l’entreprise.”

Retrouver du sens dans son travail

“J’ai été éduquée dans un vrai respect de l’environnement et de l’écologie. Le scoutisme m’a donné le goût de la nature et fait prendre conscience de ce que nous lui devions. Au cours de mon enfance, mes parents m’ont inscrite à mille projets en lien avec le développement du territoire. Je me suis ainsi retrouvée à aménager un caillebotis pendant une semaine sous la pluie, ce genre de réjouissances ! 
Peu à peu, je commençais donc à trouver que mon travail perdait du sens, ce qui est, il me semble, un sentiment assez largement partagé par ma génération. Je prenais conscience que je faisais produire des choses en Chine, sur lesquelles je n’avais pas du tout la mainmise et qui généraient beaucoup de pollution. Au cours du confinement, j’ai enfin pu prendre le temps de réfléchir à ce que je voulais vraiment faire de ma vie. J’étais tiraillée par une envie de tout quitter pour partir voyager au bout du monde, et dans le même temps le désir de trouver un job qui me plaise parce qu’il aurait du sens et me permettrait d’être en lien avec d’autres personnes. 
J’ai finalement trouvé une école qui proposait une alternance dans le domaine de la transition écologique et solidaire. Les cours qui y sont donnés dressent un état des lieux de la situation actuelle et donnent des clés pour accompagner son entreprise vers un modèle plus durable. En cherchant une école en alternance, je suis tombée sur une offre postée par EcoTree. L’entreprise m’a plu et me plaît toujours, parce qu’il y a dans mon travail quotidien un aspect commercial et relationnel qui m’intéresse, et, dans le même temps, notre action se fait en faveur du renouvellement des forêts et de la biodiversité.” 

Voici ce qui donne à Anaëlle sa motivation quotidienne. Elle a rejoint EcoTree en septembre 2020 pour deux années d'alternance.